Les aventures de louline la croute

Les aventures de louline la croute

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mardi 1 juin 2010

Où on respire un peu

C'est les vacances

Et on dira ce qu'on voudra, ça fait du bien. Parce que le boulot ça va bien deux minutes, mais au bout d'un moment, un rechargement de batterie est nécessaire. Surtout quand le soleil brille et qu'on serait mieux sur les route, le lundi.

Sauf qu'évidemment, les lundis de vacances, il fait gris et menaçant. Donc au lieu d'aller dans l'odeur des foins, cueillir le raison, on va chez Monsieur Bricolage. Parce que chez Monsieur Bricolage, il y a un toit anti-pluie et plein de trucs à voir et à acheter mais on a jamais le temps. C'est l'occasion en or.
Le vacancier, c'est un peu comme un retraité. Devant la perspective de tout ce temps libre à disposition, il cherche à se créer un petit paradis pour couler des jours heureux. Le vacancier/retraité qui habite la campagne se jette alors tête baissée dans le jardinage. Le citadin fait avec les moyens du bord.

C'est donc, remontée comme un coucou Suisse, que ce matin, louline la croûte a décidé de transformer son petit balcon en coin de paradis. En prévision du soleil, une acquisition de tables/chaises de jardin avait été faite. Dans un marché aux puces, bois et fer forgé. Nickel chrome. Devant l'aspect un peu tristounet du bois, et après consultation d'avis éclairés, il a été décidé que cette table et ces chaises gagneraient à être huilées.

Malgré mes faibles connaissances en traitement du bois, je me doutais bien que l'huile d'olive Puget n'était pas le produit idéal. Visite à Monsieur Bricolage donc.

Un rayon plein de produit a défilé devant mes yeux ébahis. Je jetais mon dévolu sur une bombe de produit qui semblait correspondre le mieux. Une seule chose m'embêtait cependant. Sur l'étiquette, il était écrit "Mobilier de jardin, Teck et bois tropicaux". Le genre de petite phrase qui instille le doute. Une fois le doute installé, c'est foutu.

Je hélais donc un petit jeune homme aux couleurs du magasin, et lui fit part de mes hésitations. Teck et bois tropicaux, vous savez, moi je ne sais pas. Ma table, je l'ai acheté d'occas, y avait pas les ingrédients dessus. Les anciens propriétaires n'ont pas jugé bon de m'informer du pédigrée. Et puis dans le fond, Teck, bois tropical ou bois de cagette, finalement moi je l'aime tout pareil cette table. Juste, j'aurais voulu être sure qu'en la bombardant d'huile Starwax, elle ne meurt pas dans d'atroces souffrances.

Le jeune homme, d'un calme olympien, me dit alors "venez, je vais vous montrer à quoi ca ressemble le teck et le bois exotique et vous verrez bien". Tellement ma description de bois a été convaincante. Il me montre des tables en bois un peu acajou. Sauf que ma table elle est noire. Si si si Monsieur, c'est du bois noir. Genre ça, dis-je en lui montrant un échantillon de bois. Tout de go, il me dit que c'est impossible mademoiselle, on ne fait pas de table de jardin en chêne. J'étais prête à mettre ma main au feu que, moi, oui moi, monsieur, j'avais une table de jardin comme ça.
Mais je senti d'un coup, qu'en fait mes histoires de table commençaient doucement à agacer vaguement le petit monsieur. Alors quand il m'a dit "prenez ce produit ça ira très bien, mais commencez par laver votre table avant de l'appliquer", je n'ai pas voulu le contrarier. Il était tout rouge, et une grosse veine battait sur sa tempe gauche.

De retour à la maison, après avoir acheté la moitié du magasin, et pour prouver ma bonne volonté, armée d'une éponge et d'une bassine d'eau claire, j'ai attaqué la fameuse table. Et, oh my god, comme dirait l'autre, ma table a changé de couleur. Le truc qu'on ne voit que dans le télé-achat. Ressemblant, d'un coup, à s'y méprendre aux tables en teck/bois tropical vues un peu plus tôt.

A ce moment là, on est content de ne pas avoir mis sa main au feu. Vraiment.

Cette semaine pas de BD. Pas que je ne dessine pas en ce moment, au contraire, j'ai entamé un projet d'assez longue haleine dont je vous parlerai plus tard. En attendant, je vais vous mettre quelques photos prises au concert de Jeanne Cherhal à Schiltigheim. Super concert, belle énergie pour un vrai spectacle.

Jeanne_Cherhal#7
Jeanne_Cherhal#1
Jeanne_Cherhal#5
Jeanne_Cherhal#6

D'autres visibles sur mon flickr.

je vous laisse avec de la jolie musique. Babx, que j'adore, faisait sur son facebook de la pub pour le nouvel album de Camelia Jordana. Parce qu'il lui a écrit des chansons avec d'autres copains à lui. Après quelques écoutes, j'ai décidé que j'aimais bien cette jeune fille. Et c'est là que tout le monde s'est mis à se moquer de moi. Parce qu'en fait, elle a fait la Star Ac, et que ça, Babx, il l'avait pas dit. Mettant tout mes préjugés dans ma poche et faisant fi des quolibets, j'ai clamé, et le fait encore aujourd'hui, mon amour pour cet album. Star ac ou pas, c'est cool. Mangez-en. Donc pour vous, Camelia Jordana.

: je pars

De retour après une virée à Budapest, en fin de semaine. En attendant, méfiez-vous des coups de soleil (et des tables en teck)

lundi 10 mai 2010

Où on s'occupe comme on peut

La semaine dernière, louline la croûte s'est vue contrainte et forcée de subir du repos forcé.

Rien de grave, ami lecteur, je te rassure. Rien de cassé, juste un petit dysfonctionnement au niveau du tendon du genou gauche. On y pense pas souvent, mais finalement, un genou gauche, on s'en sert quand même beaucoup. Surtout que c'est accroché à plein de trucs utiles de chaque côté, qui, en conséquence, ne fonctionnent plus des masses non plus. Et donc ne plus pouvoir utiliser le-dit genou et ses dépendances, c'est embêtant.

Surtout que bon, en plus, soyons honnête, la façon dont j'ai fait ça, frise légèrement le ridicule. Je sais petit lecteur, qu'initialement, tu venais ici pour le rêve que ça t'apportait. Je te vois déjà en train de m'imaginer arrêter un bus par la seule force de mon genou, pour sauver un enfant qui traversait au rouge. Tu te refais l'action au ralenti, et tu te dis "wow, la tendinite de l'héroïne. Quelle force. Quelle abnégation. Que c'est beau.".

Sauf qu'en fait non. J'aurais préféré bien sur, mais la vérité est toute autre. A mon cours de gym de mamies, je précise, parce que ne va pas t'imaginer que je fais des roues sur des poutres, à mon cours disais-je, la prof nous avait préparé un petit parcours à suivre pour nous dégourdir les jambes. Oui, tu sais, ceux qu'on faisait à l'école primaire, sauter dans les cerceaux, et compagnie. Donc, j'attaquai tranquillement la partie slalom, en petite foulée tranquille, parce qu'à 19h, on ne va pas non plus s'amuser à battre le record de France de sprint entre plots. Tout se passait merveilleusement bien, quand soudain ce fut le drame.

Je ne pourrais pas trop dire ce qui s'est passé exactement, mais mon genou a fait un mouvement interdit par la convention des tendons. Ça en a contrarié plus d'un du coté de la communauté intra-genouillère. Et pas que. Je dois dire qu'à la réception, j'ai bien senti la manœuvre illégale et me suis arrêté en disant "aïe,aïe,ouille. Zut". Enfin, ce n'est pas exactement ce que j'ai dis, mais comme il se pourrait que j'ai émaillé mon discours de propos grossiers dans le feu de l'action, et que je tente de garder un certain registre en cette modeste demeure, on va dire, que ça résume l'idée générale.

Aïe aïe ouille, donc. En slalomant entre des plots en plastique rouge. La honte, quoi. D'un côté, ça te rassure sur la gravité de la blessure, mais d'un autre côté, tu ne te fais plus d'illusions sur mes performances sportives. Si tant est qu'il t'en restait quelques unes. En même temps, on ne peut pas être brillant dans tous les domaines.
Enfin, voilà, je me retrouve jeudi, coincée à la maison, la patte en vrac. A ne pas savoir quoi faire. Mon paternel, au téléphone, m'a suggéré d'une voix entendue et un peu lasse que je pourrais mettre à partie ce temps pour ranger mon bureau.

Épatée par ses talents divinatoires et en jetant un œil au fameux bureau, j'ai répondu, que ah ouais, tiens. Parce que mon bureau, et ce depuis toujours, est un lieu où règne un chaos créateur, un système de stratosphère à l'agencement compliqué où seul un habitué peut retrouver (et manipuler) une souris, un clavier, retrouver un papier, poser une tasse. Mon bureau, c'est ma petite zone sans lois. Mais pour des règles d'hygiène élémentaire, parfois, il faut ranger et nettoyer. Ce que je fis. Pour vous Mesdames et messieurs, le rangement du Bureau (avec un B majuscule).

Je vous quitte avec un morceau d'Anabase. J'étais tombée par hasard sur l'album "le bonheur flou" sur deezer et j'avais été happée par cet ovni musical. Par chance, c'est un album à couches. Celui qu'on écoute et où on distingue une chanson préférée. Puis quelques jours/mois/semaines, une autre, puis quelques temps après, une autre encore. Actuellement, je suis sur la chanson "my castle's down", que je vous fait partager.

: My castle's down

A bientôt les amis.

lundi 3 mai 2010

Quand on y a cru

La semaine dernière c'était l'été.

Vingt-huit degrés, du soleil, des parties de ping-pong entre midi et deux. Ça vendait du rêve. Coincée au bureau toute la journée, louline la croute a préparé avec délectation son programme de week-end. Les Projets. Avec un P majuscule. Parce que les week-end au soleil, c'est comme au scrabble, ça compte double. Voire Triple, en fonction de ce que tu as prévu. En plus, pour tout te dire petit lecteur, vendredi et samedi, j'avais de la visite bretonne. Alors là, on visait tranquillement un week-end compte triple avec plein de lettres à dix points.

C'était sans compter l'invitée surprise. Celle qui débarque sans prévenir pour te flinguer une journée, un trajet ou juste ta coupe de cheveux. L'intruse. La rabat-joie. La plaie. J'ai nommé : la pluie. Vendredi aprem, balade de trois heures sous la pluie. Samedi, on est passés entre les gouttes, on a fermé les yeux sur la température et on a pris l'apéro sur le balcon. Avec les manteaux.

Alors quand dimanche les derniers espoirs se sont effondrés à coup d'averses et de grisaille, quelque chose de plus fort a refait surface. Quelque chose d'invicible. Mon sale caractère. Pour vous, en exclusivité Mesdames et Messieurs, louline est têtue, la pluie encore plus.

Je vous laisse avec Carmer Maria Vega. La demoiselle a sorti un album en 2009, rempli de chansons toutes mieux les unes que les autres. C'est souvent rigolo et pêchu mais évidemment je vais vous en diffuser une calme et pas drôle. Parce que c'est beau. Parce que ça me touche. Et parce que chacun est maitre en sa demeure.

: Dessous les toits.

A bientôt les gens.

lundi 26 avril 2010

la revolte des choses

Le concert de Katel, c'était bien. Je te le dis, comme ça, à toi petit lecteur qui passe par là. Parce que surement que ça t'intéresse. Pour être honnête, mon entourage, commence à faire une overdose. Va savoir pourquoi.

Après trois ans sans concert et sans album, y a de quoi s'enthousiasmer pour l'un et pour l'autre. Surtout qu'en y regardant d'un peu plus près, entre y a trois ans et maintenant, une vie s'est écoulée. Tout a changé. Même mon menu de petit déjeuner, pour te dire à quel point le changement est structurel. Heureusement, demeure intact le bonheur incommensurable (et je pèse mes mots) de siroter une limonade on the rock en regardant Katel et ses copains, nous pousser la chansonnette.

C'était bien, donc. Mais c'était court. Je suis un peu restée sur ma faim mais comme elle n'a pas joué "Charnelle" en acoustique, je n'ai pas été obligé de pleurer, ce qui, l'un dans l'autre, m'arrangeait plutôt pas mal. Parce que la limonade avec des larmes dedans, c'est moyen. Toujours est-il que la sortie du CD était aujourd'hui, et que, encore une fois, je vous le conseille vivement. A partir de maintenant, je vous laisse tranquille avec Katel, d'ailleurs, les photos du concert sont moyennes. Mon appareil étant neuf, je ne le maitrise pas encore bien. Il n'y avait pas beaucoup de lumière. Beaucoup d'émotion. Alors bon, tant pis. J'en mettrai quelques une en ligne, peut-être plus tard. Mais bon rien de génial.

D'ailleurs, j'ai remarqué que souvent, les objets se vengeaient de leur condition d'objet. Je suis sure que c'est pour ça que mes photos sont ratées. En faisant les premières, et aux vues du résultat, il se pourrait que j'ai traité mon appareil photo d'incapable dans un moment d'égarement. Résultat, ce stupide appareil a saboté le reste des prises de vues. Tout en clignotant insolemment, de supériorité. Et ce genre d'évènements arrive au quotidien. La preuve en images, pour vous Mesdames et Messieurs, le sèche-main, cette créature du diable.

Je vous laisse avec Babx que j'ai vu en concert fin 2009 et qui m'a absolument conquise oreilles et âme.

: crack maniac

A++ les zamis

lundi 19 avril 2010

La terre natale

Finalement, ça me fait plaisir de reprendre du temps pour écrire sur ce blog. C'est pas encore de la grande fréquence comme ceux ou celles qui arrivent à écrire et à être super drôles tous les jours. Ces gens là, ils m'épatent. Ils ont vraiment la classe. Parce qu'être blogueur, ça ne s'improvise pas. Ce n'est pas trois mots décousus jetés en cinq minutes entre la poire et le fromage. Enfin, si, ça peut être ça, mais là on tombe directement dans la catégorie du skyblog et, tu m'excuseras petit lecteur, mais on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Donc, quand tu veux taper dans le post de qualité, ça prend du temps. Dans l'état actuel des choses, le temps filant à toute allure, la production en masse de posts super intéressants est temporairement remise à plus tard. Si tu es en proie à une immense frustration face à ce phénomène, tu peux toujours aller voir Perséphone. Elle, elle m'énerve. Elle est drôle. Et tiens toi bien ami lecteur, non seulement elle écrit quasiment chaque jour (des trucs trop drôles) mais en plus elle a l'outrecuidance d'en lancer un deuxième. Genre tellement c'est trop facile de faire un post par jour, je vais m'ouvrir un deuxième blog et faire marrer deux fois plus les simples mortels. Y a des gens comme ça. Il faut faire avec.

Bref, tout ça pour dire que moi aujourd'hui, je vais vous parler dessin. Ça fait un bail que je n'ai pas exhibé mes chef-d'œuvres réalisés en cours. Le dernier projet en date, s'appuyait sur un texte de Hermann Hesse qui s'appelle "la terre natale". En résumé, l'auteur résume la terre natale non pas à l'endroit géographique où l'on a grandit, mais aux souvenirs que l'on garde de notre enfance. Le but du jeu était une appropriation du texte. Chose dite chose faite. Louline la croûte a fouillé dans son enfance et en a sorti LE souvenir, le plus marquant. J'ai nommé l'oeuf Kinder. Celui du mercredi après-midi. Chez Pépé et Mimi.
Tout de suite les idées de dessins sont apparues mais sous quelle forme les présenter? Pâques approchant à grand pas, avec dans son giron les œufs de Kinder géants, il a été soudain clair que ça pourrait vachement le faire de présenter mes dessins sous formes de notice d'oeuf Kinder puisque que chaque fois que j'ai l'occasion de manger un de ces trucs, j'ai de nouveau six ans et on est mercredi. Tu salueras au passage la performance, petit lecteur, car pour la réalisation de ce projet, une consommation de 800 grammes d'œufs Kinder, sur une semaine, a été nécessaire. Même pas peur, même pas mal. On a le sens du sacrifice, où on ne l'a pas. En gros, ça donne ça :

Winny, c'est mon pote jouet. Enroulé dans la notice, il tient un extrait du texte de Herman Hesse qui résume assez bien l'idée générale Le petit trésor affectif qui nous vient des années de notre plus tendre jeunesse nous touche au plus profond..

D'ici, je sens monter la vague de protestations du fait qu'on promet un dessin et qu'on reçoit juste une photo toute pourrave qui prouve juste que l'auteure du blog s'empiffre de chocolat bicolore, qu'elle nargue tout le monde, de surcroit, et qu'après, il ne faudra surtout pas s'étonner si tout le monde part lire les histoires de montage de Ioudgine.

Donc comme vous le voyez un peu sur la photo, la "notice" est une procédure sous forme de pellicule photo, de comment manger une oeuf Kinder en suivant le rite. Pour, toi petit lecteur impatient, j'ai fait la version pellicule cinéma. Verticale donc. En exclusivité, donc, l'oeuf Kinder, how to.

Pour finir, je vous laisse avec, surprise, Katel, et "chez Escher", extrait de Decorum. Je vous dirais bien qu'après celle là je vous laisse tranquille avec Katel, mais en fait, non. Demain soir, je vais, ô merveille, la voir en concert. Donc au programme : joie, bonheur, et hystérie pour les prochaines vingt-quatre heures. Et photos à venir, bien évidemment.

: chez Escher

A++ les amis

mardi 13 avril 2010

Où parfois, c'est la honte

Parfois, c'est la honte. Je ne t'apprends rien, ami lecteur, il arrive dans la vie qu'un mouvement de spontanéité ou une réaction inappropriée, voire un coup du sort malheureux, intervienne et te jette dans un grand moment de solitude.
J'en parle en toute liberté et toute ouverture car je suis une grande coutumière de la chose. A se demander parfois, si le câblage, à l'intérieur n'a pas été fait un peu à la va-vite et que de ce fait, mes interactions avec les autres humains s'en trouvent toutes chamboulées. S'ajoute à ça une grande capacité à agir sans réfléchir, ou à réfléchir après avoir agi qui n'aide en rien, au contraire, pour ce genre de situations.

Je pensais à tout ça l'autre jour, en sortant d'une épicerie où j'étais passée faire une ou deux courses. Tout se passait merveilleusement bien, mes provisions dans mon petit panier, d'un pas leste, je m'approche de la caisse et c'est là que ça a eu lieu. LE moment.
Il y avait ce petit rebord sur le comptoir, où j'avais calé mon panier dans le but de le vider. C'est le moment qu'a choisi le caissier pour tendre la main en ma direction. Vous auriez fait quoi à ma place? Ni une ni deux, et sans réfléchir, j'attrape au vol sa mimine pour une poignée de main franche et sympathique. Quand il a éclaté de rire, j'ai bien compris qu'on ne s'était pas compris. Il m'a dit qu'en fait il voulait juste prendre mon panier mais que, sérieux, t'es charmante mademoiselle, qu'est ce que tu fais dans la vie. Et vas-y pour te sortir de là. Dire que pardon tu croyais que, enfin bon c'est ridicule, mais non je n'ai pas de zéro six à lâcher, je ne tiens rien vous voyez bien. Ce n'est pas demain que j'y retournerai, dans ce huit à huit.

Bref, pourquoi je raconte ça, parce que je te sens dans l'expectative petit lecteur. Tout ça, parce qu'un jour j'ai vécu un instant de solitude très drôle. Pas sur le coup hein. Mais en y repensant, j'ai trouvé qu'il y avait prescription et que ça ferait une BD marrante. Alors pour vous, en exclusivité Mesdames et messieurs : la Honte.

Après je peux bien essayer de me la ramener en culture musicale, le jour où mon casque se débranche au travail, au milieu de quinze personnes, c'est Dave que j'écoute. A fond les ballons, qui plus est.

Passons sur cet évènement tragique, je tiens à te rappeler, ami fréquenteur du blog, qu'un photomaton est disponible sur ta droite (le menu de droite, combien ont regardé leur voisin de droite?). Hyper facile à utiliser, que ta mère arriverait à s'en servir, attendu que même la mienne a réussi avec brio. Il te faut une webcam et c'est tout. Tu cliques sur l'image en dessous du titre "photomaton", tu fais ton plus joli sourire, tu appuies sur le bouton. Ça prend la photo. Si elle te plait, tu cliques vert et c'est gagné. Si t'as rien compris, tu vas voir . Sinon tu me fais une photo pour me montrer comment tu as trop bien compris et comme ça, moi je pourrais voir qui perd son temps ici.

Comme promis dans le dernier post, je vous laisse avec "Hurlevent" de Katel. Son dernier album, Decorum, tourne en boucle et c'est trop bien. Mangez-en. J'ai hésité en dernière minute à vous mettre "Chez Escher", mais une promesse est une promesse. Faudra revenir. Ou acheter l'album. Ou les deux. Les deux, c'est encore mieux.

: Hurlevent.

A++ les chouchous.

lundi 5 avril 2010

Où on s'amuse

La semaine dernière, pendant que toi, gentil lecteur tu suais sang et eau sur ton boulot, louline la croûte était en balade.

Pour fêter ma semaine de vacances, j'avais filé droit à la capitale pour faire la fête, la tata gâteuse et encore tout un tas de trucs qui te rappellent exactement pourquoi la vie vaut d'être vécue. Surtout, que cette fois-ci, un cap a été franchi.

Être tata, vois-tu petit lecteur, c'est le plaisir sans les emmerdes. Tu es là pour jouer, rigoler, les courses à quatre pattes, l'avion, tout ça et dès qu'il est question de choses plus sérieuses comme un changement de couche, tu remets l'enfant entre des mains parentales qui se saliront à ta place. J'avoue avoir usé et abusé de cette entourloupe malhonnête pendant deux ans. Jusqu'à la semaine dernière.

La semaine dernière, la bouche en cœur, j'ai proposé mes services de baby-sitter. Le sourire machiavélique aux lèvres, ma frangine et sa moitié m'ont annoncé qu'ils partaient tôt et qu'il serait de mon devoir de coucher le petit après lui avoir, au préalable, changé sa couche. Qui sera surement pleine. Ou pas, tu verras bien. Cette étincelle dans leurs yeux ne présageait rien de bon. Leurs petits sous-entendus pendant qu'ils m'expliquaient le procédure du changement, non plus.

Finalement, le soir dit est arrivé. Tout s'est bien passé jusqu'à l'heure du coucher. Une odeur pestilentielle se met à émaner de mon neveu. D'un air détaché je lui demande si, par le plus grand des hasards, il aurait une idée de l'origine de ces effluves. Un grand sourire, et du haut de ses des deux ans, il me répond, l'air réjoui : "Gros caca. Et pipi.". Et nous y étions.

Un jour, Corneille (le dramaturge pas le chanteur) a écrit : " A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". Laissez-moi vous dire que dans le cas présent, le péril était de taille. A se demander comment un môme de deux ans avec une alimentation normale arrive à vous sortir des trucs comme ça. Toujours est-il que tata louline a géré la situation. Mon neveu, plein de compassion, a été extrêmement coopératif. D'ailleurs, le lendemain, quand je lui ai rechangé sa couche, il m'a applaudit et a dit "bravo tata". J'ai fait semblant de ne pas voir la pointe d'ironie dans ses propos.

Bien sur, je n'ai pas fait que ça à Paris. En vrac, j'ai eu l'occasion de faire un tour au salon du livre (où il ne fait pas bon ne pas être libraire), l'expo Playmobil aux arts déco (allez-y !!), des balades, des photos, la cuisine et quelques grasses matinées. Des images.


main_cubes
playmobil

arbres

Pour finir sur une note de joie et bonheur, l'album de Katel, Décorum, est sorti en version digitale aujourd'hui. Inutile de vous expliquer à quelle vitesse il a rejoint mon disque dur et combien de fois je l'ai déjà écouté. Vous écrivant, actuellement, je suis en lévitation, à dix centimètres au dessus de ma chaise. J'ai hésité sur le morceau à vous faire écouter mais finalement j'ai tranché pour la chanson qui donne son nom à l'album. Ça vous obligera à revenir pour "Hurlevent" qui m'a également conquise.

: Decorum

Bonnes fêtes les zamis.

dimanche 21 mars 2010

y a de la joiiiie

Il en faut peu pour être heureux, disait Baloo.

Il avait beau être un ours de la jungle, ce qui reste louche avec du recul, il n'avait pas tort. Rien ne vaut un peu d'eau fraîche et de verdure, que nous prodigue la nature, quelques rayons de miel et de soleil. Surtout du soleil.

Récemment, petit lecteur, tu as vu que la météo du blog s'accordait de façon troublante à la météo extérieure, que ça en devenait presque fatiguant parce qu'il faisait moche et gris et froid et que, de ce fait, louline la croute ne faisait que se plaindre.

Ces temps sont révolus, car comme tu as du le voir par ta fenêtre, si tant est que tu es en métropole, le soleil est revenu. Pour de vrai, on dirait. Donc hip hip hip hourra, y a de la joie. Mais il n'y a pas que ça.

Depuis des années je trainais mon appareil photo, qui au demeurant était le meilleur appareil photo du monde, sur les routes. Ce dernier accusant bravement ses onze années de bons et loyaux services, j'ai décidé de lui offrir une retraite bien méritée. Tu l'as compris petit lecteur, il y a eu achat d'appareil photo. Et pas n'importe lequel. Le bijou, la merveille, le EOS 50D de Canon. Avec un objectif plutôt modeste pour l'instant, mais suivront les achats d'objectifs tellement lourds que je ne pourrai plus soulever mon appareil, mais qu'au moins je pourrai me la péter grave en société.

Sinon dans les bonnes nouvelles, une de moindre importance mais quand même : j'ai réussi à dessiner des mains. Là je te sens moqueur, mais les mains, c'est l'enfer sur terre. Tu as toujours une rigolote dans ton entourage qui te dit "maiiiiis naaaaaan, les mains c'est cinq boudins, trop facile", au moment où toi tu le fais, les cinq boudins restent cinq boudins. Et ne deviennent pas une main.
Donc quand notre gentil professeur nous avait sorti son sujet où il était question de dessiner un bonhomme qui met une veste, la boutonne (gros plan sur les mains s'il vous plait), se rend compte qu'il manque un bouton et le recoud, ça n'avait pas été le plus beau jour de ma vie.

Finalement, veni vidi vici. Pour vous, Mesdames et Messieurs, en exclusivité mondiale : une bd nulle où on voit des mains

Oui, je sais, c'est émouvant. J'étais tellement fière que pour le dessin suivant, il y a de nouveau des mains en gros plan. A suivre...

Pour continuer avec les festivités, sachez que Katel nous sort enfin son nouvel album. Toi qui me lit depuis des années, petit lecteur, tu as déjà vu l'hystérie qui a traversé ces lieux quand, entre la Corée et la Suède, j'ai eu l'occasion d'aller voir la demoiselle deux fois en concert. Figure-toi, que doucement mais surement, l'hystérie s'installe à nouveau. L'album à venir s'appelera Décorum et s'annonce pour avril 2010. En bonne fanne, j'épie depuis quelques semaines les facebook, myspace et autres dailymotion, du groupe l'écume aux lèvres, dans les starting-blocks. Parce que cet album, on l'attendait. Après avoir écouté "Raide à la ville" un nombre indécent de fois, on en voulait plus. Des nouvelles chansons apparaissaient sur le net, puis une annonce d'album reporté, puis reporté encore. Et enfin. Il arrive. Le plus beau, c'est qu'en plus, Katel et ses copains viennent faire un concert dans la capitale de la choucroute, en avril. Inutile de préciser que je ne touche plus le sol. Pour ceux qui n'auraient pas le bon gout de connaitre, je vous laisse une petite vidéo live (merci ami Hiboo), qui est d'une grande beauté. Attention aux frissons.



Je vous quitte sur ces quelques notes. On se retrouve début avril après un périple parisien, où il sera question d'anniversaire, d'expos, de sortie d'Egypte et de VACANCES !!! A++

lundi 8 mars 2010

Musique en BD et inversement

La semaine dernière c'était le printemps. On y a tous cru.

Je suis sure que toi aussi, petit lecteur, tu as sorti ta veste de demie-saison en te disant "ahhhhh, c'est le printemps" en souriant béatement à l'idée d'aller gambader dans les champs, une fleur dans les cheveux avec une douce brise qui te caresse le visage. Peut-être même que dans un élan de folie, tu as rangé ton manteau d'hiver en lui souhaitant de bonnes vacances. Sauf que les vacances d'été ont été de courte durée. Après avoir frôlé les douze degrés, nous revoilà partis dans les températures négatives. Et la neige. Et le vent.

Et toujours pas de scanner.

En attendant des temps meilleurs, j'ai sorti de mes cartons une BD que j'avais faite il y a longtemps, sur une chanson de Michèle Bernard. Je vous avais déjà parlé d'elle, ici, l'an dernier à la même période. C'est d'ailleurs curieux, car à l'époque de ce fameux post, je venais juste de récupérer mon tout-en-un qui est mort, voilà quelques semaines. Comme quoi, en un an, beaucoup de choses peuvent changer. Et beaucoup de choses ont changés. Sauf mon amour inconditionnel pour Michèle Bernard.

Cette BD, vous disais-je, a été faite il y a une dizaine de mois, et pour plusieurs raisons, je ne l'avais pas publiée. Une des raisons étant que, bien que très jolie, cette chanson n'est pas follement gaie. L'illustration qui en découle, ne l'est pas plus. Le style de dessin utilisé est plus "perso" que les petits mickeys dont je vous gratifie régulièrement. Pour finir, ces images avaient un sens quand je les ai faites. En les redécouvrant, l'histoire qu'elles racontent n'est plus la même, les personnages ne sont plus les même.

Aussi, je trouve que voici venu le temps de la publier. Ce deuxième hiver est propice aux chansons tristes, et au deuil des "joyeux matins". Pour vous, mesdames et messieurs, Canal de jonage.

Avec, en prime la chanson :

Promis, la prochaine fois, ça sera plus rigolo, vous verrez en exclusivité la première BD où j'ai dessiné des mains. En gros plan, de surcroit. Un grand moment de franche rigolade en perspective. En attendant, couvez-vous bien, le vent souffle.

A++ les amis.

dimanche 28 février 2010

hibou caillou genou

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

On a coutume de dire et répéter cela, parfois en vain. Mais ces derniers temps, j'ai eu l'occasion de vérifier cet adage. Figure-toi petit lecteur, que fin novembre j'avais fait une suuuuuper BD dans mon carnet. Dans un élan de flemme caractérisé, je l'avais abandonné à l'état de "crayonné". Puis, le temps passant, les pages ont tourné, d'autres BD sont apparues, et ont été finalisées. Ma suuuuper BD a sombré dans l'oubli.

Récemment, en feuilletant mon carnet, je l'ai retrouvée. Et je l'ai trouvée suuuuuuper. Donc je l'ai finie. Hop hop, un petit coup de stylo par-ci par-là, et c'était bon. Ne restait plus qu'à la scanner. J'allume mon magnifique tout-en-un qui au lieu de faire son habituel "tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii-uuuuuuuuuuuuuuu" de démarrage, se met à gronder un vilain "tiii-uu-bolom-bolom-bolom..." en boucle. Et de m'afficher un message m'invitant à redémarrer l'appareil. N'ayant pas l'habitude de céder aux caprices de mes périphériques, je m'exécute en précisant au sus-dit que c'est bien la dernière fois qu'il gagne. Redémarrage, "tiii-uu-bolom-bolom-bolom...", un bruit de tête de scanner qui se cogne contre une paroi, dans un excès de rage.

Inutile de vous dire que, pour le coup, ce n'est pas moi qui ait gagné. L'avantage du tout-en-un, c'est que, quand le scanner se tape la tête contre les murs, l'imprimante et le lecteur de cartes arrêtent de travailler par solidarité périphérique. Donc, me voilà en rade avec cette BD que je soupçonne fortement d'être maudite.

Heureusement, il en faut plus à louline la croûte pour se décourager. A l'ancienne, et dans une source de lumière conséquente, j'ai pris EN PHOTO mon bloc-note. Rien que pour toi petit lecteur chéri.

En exclusivité, et avec difficultés : le panier (surprise) de légumes.

Je vous quitte avec l'obsession du moment, la dénommée Sophie Hunger.

: Beauty above all.

A bientôt les loulous.

dimanche 7 février 2010

Janvier

Janvier a été le siège d'un événement dramatique. Enfin dramatique, j'exagère à peine. Mais quand même. Figure-toi petit lecteur, que pendant ce mois fatal, louline la croûte a vieilli d'un an. D'ailleurs tu le sais surement car si tu viens encore me rendre visite c'est que tu es ou un fan irréductible (bonsoir la famille), ou sur facebook, et dans les deux cas tu as su.

Pas que je n'aime pas les anniversaires. Au contraire, les petites attentions, les cadeaux, le jour de congé, tout ça, c'est du bonheur. D'ailleurs merci à tout ceux qui m'ont écrit/SMSé/téléphoné. Non, le soucis est sur le fond. Il y a peu de temps encore, je fêtais mes dix-huit ans, fraîche comme un gardon, prête à dévorer la vie à pleine dents. Et d'un coup, les cheveux blancs apparaissent, et en faisant le calcul de ce qu'on célèbre comme anniversaire, l'angoisse nous saisit et on se demande où sont passés ces fameux dix-huit ans. Et surtout où est passé le temps qui s'est écoulé à la vitesse de la lumière, sans prévenir personne. Bref, je suis vieille et je n'ai pas l'impression que ça va aller en s'arrangeant.

Sinon, ne croyez pas que je n'ai fais que pleurer ce mois-ci. Point s'en faut, je continue de travailler dur mes cours de dessin. Nous avons eu un exercice où il fallait se dessiner en animal. Le plus dur du travail a été de trouver quel animal pourrait faire l'affaire. Après avoir passé à l'as les plus communs (chat, loup...), j'ai enfin choisi. Et mon choix s'est porté sur un bien bel animal : le paresseux.
Hormis le fait que cette bestiole dort 80% du temps, nous avons en commun la longueur de nos membres. Louline en paresseux, ça donne cela.

Nous avons tous réalisé nos auto-portraits animaliers en pied et en mouvement, puis l'exercice suivant a été la mise en scène de tout ce petit monde. Dans un contexte bien particulier : un vernissage à la galerie Zoo, d'une exposition appelé "Humain trop humain". Il fallait choisir un moment précis du-dit vernissage. J'ai donc choisi la fin du vernissage.

(Cliquer pour agrandir)

Vous pouvez reconnaitre là-dessus louline le paresseux, Christophe l'âne, et Françoise le castor. Un bon challenge pour moi, qui n'avait jamais fait d'image aussi grande.

Je vous quitte avec Brigitte Fontaine qui, comme toujours, me comprend et me soutient : prohibition.



A bientôt !!

vendredi 1 janvier 2010

Classiquement...

samedi 19 décembre 2009

Bretagne et mer

Pour fêter dignement mes premières grandes vacances depuis mon embauche, j'ai jeté quelques petites affaires dans un sac et je n'ai pas hésité à traverser la France d'est en ouest pour aller voir mon petit frère exilé. En Bretagne, donc.

Je ne sais plus qui, si je le retrouve gare à son matricule, mais cette personne m'a dit : tu verras, en Bretagne, il ne fait pas froid. Et, bêtement, je l'ai cru. J'ai laissé les pulls en laine et autres chaussettes tricotées main et suis partie à l'aventure.

Sauf que les bretons, ils ont un truc qu'on a pas ici, en Alsace. Ils ont la mer. Par conséquent, il se passe des choses qui ne se passent pas chez nous. Notamment quand tu t'approches de la flotte, tu te fais happer par une sorte de chose glacée et violente qu'on appelle le vent en règle générale, mais qui là, mériterait un nom avec des consonances plus explicites. Alors quand en plus, de base, il fait cinq degrés au plus chaud de la journée, tu te demandes quand même où il est ce fameux climat doux.

Tout ça pour dire que je suis allée une journée visiter l'île de Brehat et que je me réjouissais du soleil qui était là. Parce que, oui, là aussi, autre légende, il n'a pas plu de tout mon séjour en Armorique. Toujours est-il que le soleil était là, mais qu'en arrivant sur l'embarcadère je réalisai que le vent aussi serait de la partie. Peu importe, accrochée à ma casquette, je me dirigeai vers le bateau, bravement. Pour y aller, il fallait marcher sur une sorte de ponton long de cinquante mètres. Et avec la mer à gauche et à droite, non seulement il y avait du VENT (froid, glacé, violent et mordant) mais l'ennemi était également ailleurs. En exclusivité, pour vous messieurs-dames : la mer, cette traitresse bleue.

On a beau dire, après une journée passée les pieds mouillés par 5°C, on est finalement content que la mer soit en Bretagne. Loin. Surtout qu'en fin d'après-midi, il y a eu un deuxième round, et la mer a de nouveau gagné. En rentrant, j'ai eu beau me changer, mettre des chaussettes/pantalon secs, ce n'est que vers minuit que mes pieds meurtris sont revenus à la vie, sous deux couettes.

Malgré cela, l'ile de Brehat et la Bretagne en général ont été des lieux très agréables à visiter. Pour les intéressés, il y a quelques photos .

Actuellement, je suis rentrée en Alsace. Accueillie par de la neige et des -11°C, je vous laisse avec une reprise de Boris Vian, de circonstance.

: La neige (par Barbara Carlotti)

A++ les amis, et couvrez-vous bien !

mardi 8 décembre 2009

Rendez-vous

Oui, je sais, ca hiberne sec par ici. Et pourtant c'est pas faute d'avoir envie. J'ai de la BD en réserve dans mon carnet, mais pas de temps pour m'en occuper. Parce que figure-toi petit lecteur, que malgré les apparences, louline la croute passe quand même beaucoup de temps à dessiner ces derniers temps. Pas que de la BD, pas que du rigolo, mais globalement, plutôt beaucoup.

Tout ça, c'est en partie du au fait que j'ai intégré un cour de dessin. Donc, je dessine au moins deux heures par semaine, voire plus puisque mes blocs et stylos trainant en permanence sur mon bureau, représentent la parfaite alternative à d'autres activités moins attractives. Rien de tel que de s'offrir une heure de dessin à la place d'une heure de vaisselle. Un sentiment de liberté inégalable.

Pour être honnête, les premiers cours de dessins ont été relativement éprouvants. Nous avons commencé par des séances de croquis. Il y a eu une séance de dessin à la bougie, une où on avait pas le droit de regarder sa feuille. De la perspective. A la fin de ce cours là, j'ai réalisé que je possédais une paire d'œils à peu près fonctionnelle, un cerveau qui vaut ce qu'il vaut, une main mais que ces trois éléments n'étaient à aucun moment connectés ensemble. Il y a du avoir une erreur au montage, parce que mes petits camarades autour de moi, ils faisaient quatre traits de crayons et hop, tu voyais une table en perspective, alors que sur ma feuille tu vois quatre traits de crayons, pas droits de surcroit.

Finalement, on a commencé et notre premier sujet était sur le rendez-vous. Trois thèmes au choix : le rendez-vous médical, le rendez-vous amoureux, le rendez-vous professionnel. Il fallait mettre en scène la situation, et qu'on comprenne ce qui s'y passe. Donc, personnages dans un endroit. Parce que mes ptites bd, ça à l'air beau comme ca, mais ce que tu n'as jamais réalisé petit lecteur, c'est que j'esquive tout ce qui est décor, mise en scène et autres personnages. Là, y avait plus le choix.

Le rendez-vous médical me tentait bien, mais le spectre de la perspective pour une pièce, des chaises et des bonshommes dessus, m'a glacé d'effroi aux premières esquisses. Exit la salle d'attente. Le peu d'idées qui me sont venues pour le rendez-vous amoureux pourrait être un sujet d'étude intéressant voire une bonne base de départ pour une psychanalyse. Exit le rendez-vous amoureux. Finalement, me restait le rendez-vous professionnel qui en plus avait déjà été une source d'inspiration et . D'autant, que mes derniers entretiens ne sont pas si loin. Entretien professionnel ce fut. La version originale est sur papier aux crayons de couleur, mais j'ai quand même fait une version poposhopé. En exclusivité pour vous, messieurs et mesdames : l'entretien d'embauche ou ma première perspective à peu près juste.

Notre gentil professeur m'a suggéré l'ajout d'ombres, ce que je vais m'empresser d'essayer. En attendant, il convient de faire des "ooooohhh" et des "aaaaaahh" d'émerveillement (au moins pour me faire plaisir) car voici mon premier dessin avec un semblant de troisième dimension.

Je vous quitte avec un coup de cœur récent. La première fois que j'ai écouté coeur de pirate, j'ai détesté. C'était il y a quelques mois. Récemment j'ai réessayé, et, oh surprise, finalement ça allait. Du coup, j'écoute plus ou moins en boucle en ce moment.

: fondu au noir

A bientôt les amis !

lundi 16 novembre 2009

Paris Paris Paris

J'y suis allée, j'ai vu, et j'ai vaincu. Oui, messieurs-dames, j'ai vaincu stress et fatigue. Croyez-le ou pas, une semaine de vacances, ça vous retape son homme. Surtout, celle-là de semaine. On l'attendait de pied ferme. Après trois jours d'hibernation-cocoonig-bricolage, où j'ai tellement dormi que c'en est indécent, j'ai filé tout droit direction Paris.

Là, petit lecteur, je ne te raconte pas tout parce que tu vas être jaloux. Alors je serai brève sur l'expo Miles Davis à la cité de la musique, qui vaut le détour tout de même parce qu'on y entend de la bonne musique et qu'on est impressionné par Miles et son génie. J'évoquerai aussi brièvement ma visite à Océane Rose-Marie, dite la lesbienne invisible. On la connait sous le nom de Oshen, et après avoir sorti deux albums très très très chouettes, elle se lance dans un one-woman-show. Honnêtement, j'y suis allée parce que j'ai gagné une invitation. J'aime beaucoup sa musique, alors qu'elle soit lesbienne, invisible de surcroit, je dirais que ça ne changera pas ma vie. Je l'aime comme elle est, dans toute sa différence. Et en mauvaise langue que je suis, j'avais parié sur un déballage de clichés sur l'homosexualité féminine. Je m'étais presque trompée. Clichés, il y a eu, mais ceci mis à part, j'ai beaucoup rigolé. Donc encore une victoire de canard. Un petit bémol tout de même, après, pendant trois jours, j'ai eu "d'allemagne" de Patricia Kaas en tête. La torture. Maintenant que tout le monde est prévenu (et que tu as cliqué sur le lien de Patricia, ami lecteur, petit mouton, mon frère), vous pouvez y aller pour passer un bon moment, homos et heteros tous confondus. Le spectacle est prolongé quelques temps.

En fait, l'Évènement des vacances, celui que j'attendais les mains moites, et dont j'ai moultement parlé déjà, c'est le concert de Mansfield Tya. Depuis toutes ces années que j'écoute (découvert vers 2005), les deux nantaises sont de tous les voyages, tous les déménagements, tous les coups de déprime. Bien au chaud dans mes oreilles, elles font partie de mon univers sonore quotidien. Jamais, au grand jamais, je n'ai eu l'occasion de les voir. Durant leurs tournés, elles faisaient des petits écarts par la Lorraine mais jamais par l'Alsace. Sauf cette année. Mais cette année, j'ai fait ma grande dame, et au lieu d'aller les voir à Colmar, j'ai pris ma place pour l'Europeen à Paris. Tu avoueras, cher lecteur, que ça claque plus d'aller à l'Européen, que d'aller à Colmar un mardi soir, surtout quand tu n'as ni voiture, ni permis pour y aller. Européen, donc. Avec ma frangine, parce que ce genre de moments, c'est bien meilleur quand c'est partagé.

Oh, petit lecteur, je n'ai pas les mots. Des années que j'attendais, et elles étaient là. Devant nous. La voix toute douce, la musique parfaite, le tout sortant par magie des deux musiciennes qui étaient plus l'une avec l'autre qu'avec nous. Des sourires échangés, des regards, en plus de nous offrir leurs mélodies, elles nous ont fait partager un grand moment de complicité et de bonheur. Là, cher lecteur, tu te dis que je suis peu objective (voire même très légèrement hystérique, ce qui en somme n'est pas une nouveauté), mais rien que d'y penser, j'ai encore tout plein de frissons. Quelques images.

Mansfield.TYA#1
Mansfield.TYA#6
Mansfield.TYA#3

La prochaine fois qu'elles repassent pas trop loin, j'y retourne. Les yeux fermés.

Sinon, j'ai fait une découverte intéressante. Dans la chanson "à quatre pattes" de Claire Diterzi, le refrain est clairement une référence à une chanson pour enfants très connue (pas de moi, jusqu'à y a quelques jours) : le rock and roll des gallinacés. Je me devais de partager une information aussi capitale.

Je vous quitte avec quatre morceaux de Mansfield TYA, parce que c'est bon. Mangez-en.


: tes faiblesses

: lointaine

: so long

: mon amoureuse

A bientôt les amis !


Marcel Marien - Muette et aveugle

lundi 2 novembre 2009

Grosse fatigue

Dans mon dernier post, vous l'avez compris, on a connu des temps meilleurs. Après réflexion, cette période creuse apparait tous les ans au début de l'hiver. Cette année, en plus, le retour du froid, cumulé avec un manque de vacances, des chaussures troués et le reste, rien de vraiment étonnant.

Heureusement, les choses commencent doucement à se tasser. Pour les petits cœurs sensibles, sachez que j'ai adopté une magnifique paire de Kickers intégralement neuves et que, de ce fait, mes petits petons sont désormais bien au chaud. De plus, la semaine prochaine, c'est la quille, je plie mes petites affaires et file à Paris voir Mansfield TYA. Donc, joie, bonheur et bonne humeur.

Finalement, je ne sais pas vous, mais tous les étés, quand c'est la canicule, je me surprends à rêver de neige, de froid, et de pluie. Et au premier coup de froid, quand sur mon vélo, mes doigts s'engourdissent, le vent s'engouffre sous mes habits, là, je rêve de canicule. Voilà, jamais contente. Mais vous avouerez, les petits matins glacés, c'est mauvais pour la motivation. En exclusivité pour vous, messieurs, mesdames, la météo, où le drame quotidien de l'hiver.

En réfléchissant à ce que je pourrais vous laisser en musique, et devant le choix vaste qui s'offrait devant moi, j'ai décidé d'opter pour la facilité. Tout d'abord, je vous conseille chaudement, très chaudement, le nouveau Brigitte Fontaine : Prohibition. Étant moyennement objective en ce qui concerne la grande Brigitte, je vous laisse vous faire un avis en écoutant "Soufi" dans la playlist ci-dessous. Il s'agit d'une sélection de morceaux que j'écoute en ce moment. Enjoy.



A bientôt les amis.

Apou

mercredi 21 octobre 2009

Automne

Tout à l'heure, en trainant sur ce blog moribond, je réalisais qu'il était temps que je revienne vous faire un petit coucou.

Parce que mine de rien, le temps passe. Donc me revoilà, avec peu à raconter, je dois dire. Pas qu'il ne se passe rien par ici, mais le mois de septembre a été riche en émotions diverses et variées. Pas que du plaisant, pas que du réjouissant. Force est de constater qu'on est bien en présence d'une zone creuse.

Entre le retour du froid, la psychose de la grippe A, le boulot et le reste, il y a de quoi avoir envie de rester chez soi jusqu'au printemps. Pour vous donner une idée générale, je vais vous raconter un drame. Au retour du froid, j'ai re-sorti mes chaussures d'hiver. Jusque là, rien d'anormal jusqu'à ce que je constate avec effroi, que celles-ci étaient trouées. Les deux. Au niveau de la semelle. Bon. Là, plus moyen de reculer, l'heure du shopping avait sonné.

Sauf que moi je ne suis pas d'accord. Déjà, l'été nous abandonne. De un. Ensuite, il se met à faire froid le matin, et nuit le soir. Adieu la lumière. De deux. Et en plus, il faudrait qu'en plus je me sépare de mes Kickers. Mes fidèles compagnes de route qui me suivent depuis le lycée. Je dis non. Là c'est trop dur.

Pas que je n'y ai pas mis du mien. Loin s'en faut. Depuis le retour du froid, j'ai écumé boutique sur boutique à la recherche de la paire de chaussures idéale. Mais, pas de chance, c'était toujours celles que j'avais aux pieds les plus belles, les plus confortables. J'ai même essayé de retrouver les sœurs jumelles, là aussi, ce fut l'échec total. Donc, conclusion: la mission a échoué. Lamentablement. J'aurai peut-être froid cet hiver, mais je ne suis pas prête à remplacer mes Kickers.

Heureusement, il se passe aussi des choses moins dramatiques dans ma vie. Je me suis inscrite à un cours de dessin, aux arts déco. Histoire d'améliorer un peu mes BD. Sinon, la semaine dernière, j'ai vu Claire Diterzi (barge, mais super concert), vendredi je vais voir Juliette (ô joie), et mi-novembre je vais voir Mansfield TYA à Paris. J'emmènerai mon appareil photo, qui prend la poussière.

Comme ce post, c'est du vol, il n'y aura pas de BD, mais je vous quitte en musique quand même. Une jolie chanson que j'écoute beaucoup (trop?) en ce moment : Sia, "breathe me".



A la prochaine fois avec plus de BD, plus de bonne humeur et des nouvelles chaussures. Bizes à tous.

lundi 31 août 2009

Légumes

Oui, alors une fois n'est pas coutume, aujourd'hui ça va causer légumes. Toi, lecteur fidèle qui me suit depuis longtemps, tu sais que souvent, il est questions de bouffe par ici, le plus souvent à base de gras, et de sucre. Même que souvent tu t'es plains que ça te donnait faim mais que tu n'avais accès qu'au photos et que donc la vie était mal faite.

Il ne faudrait pas croire non plus que ce que tu as vu est mon lot quotidien, car, vois-tu, je me plie docilement à la règle des cinq fruits et légumes par jour. Au moins, j'essaie. Surtout que dans ma boite de hippies, on se fait livrer des paniers de légumes direct de la ferme, directement à notre bureau. Du bon légume bien terreux. Ce panier, c'est la pochette surprise de la semaine. Parce que le contenu, ce n'est pas toi qui choisi et c'est l'occasion de surprises intéressantes comme la découverte de légumes qui existent depuis toujours mais pas forcément dans tes casseroles. Les gens de la ferme, sachant qu'ils s'adressent à des autistes citadins, ont la gentillesse de mettre des conseils de cuisine pour ces légumes qui ne figurent pas dans l'imager du Père Castor. Histoire qu'on s'en sorte.

Sinon, la deuxième surprise, ça a été les courgettes. Je ne sais pas vous, mais pour moi jusque là, ça se présentait comme un concombre en plus petit, légèrement incurvé, dans un petit filet. Sauf que là, rien à voir. Premier panier avec courgettes, on m'en annonçait six-cent grammes et quel ne fut pas ma surprise de découvrir un seul spécimen pesant à lui tout seul, ce poids là. Hormis quelques détails pratiques qu'il a fallu régler ("mais comment je vais faire rentrer ça dans mon bac à légumes"), il y a eu à gérer l'invasion de courgettes. Parce que la ferme, fière de produire de tels spécimens, s'est mise à nous refourguer des monstroplantes toutes les semaines. Impossible à suivre. Malgré de vaines tentatives de congélation (courgettes pour tout l'hiver), il y a quelques semaines, j'ai fini par renoncer. Parce que les courgettes, c'est bon, mais bon, pas quatre fois par semaines, pendant six semaines. Surtout que celles-là, c'est des méchantes. En exclusivité pour vous mesdames et messieurs : l'attaque de la courgette surgelée.

Si, vous aussi, les légumes ça commence à vous gaver, allez jeter un oeil sur this is why you're fat, parce qu'après tout, on est pas des tortues. Attention, site qui, contre toute attente, ouvre grand l'appétit.

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Pour rester dans le thème, je vous quitte avec une chanson qui parle de légumes. Le Quartet Buccal: Pleine Lune.



Bonne rentrée à tous !

lundi 17 août 2009

Pas ri

En fait si, le week-end dernier, on a beaucoup ri.

Vendredi dernier, j'ai plié bagage direction la capitale. Là-bas m'attendait, entre autres, le plus néerlandais des turcs, à savoir mon pote Ozan. Pour ceux qui ne suivent pas ma (passionnante) vie, nous nous sommes rencontrés en Suède où nous avons traversé un hiver des plus rudes. Nous sommes même allés en Finlande ensemble, et ça, c'est le genre de trucs qui te scelle une amitié à vie (si tu survis au voyage).

Toujours est-il que depuis les retrouvailles à Istanbul, il y a plus d'un an déjà, on ne s'était pas revu. Face à cette situation tragique, nous avions décidé de nous retrouver à mi-chemin de nos maisons, dans la ville lumière, donc.

Etant arrivée plus tôt que lui, j'ai eu la chance de vivre quelques épopées pour récupérer les clés du gite, y aller, puis repartir boire un verre avec une future expatriée, à Châtillon, haut lieu touristique, s'il en est. Après un concert place de l'hôtel de Ville, assise dans une fontaine, j'ai enfin retrouvé Ozan et le week-end pouvait commencer.

Au programme : musées (un peu), balades (en plein soleil) et gros bavardage. Parmi ce que nous avons vu, il y avait l'exposition elles@centrepompidou qui m'a beaucoup plu. Quelques images.

Statue
Truc
Lumière

Beaucoup d'artistes connues et moins connues, avec de bonnes surprises comme le plaisir de re-découvrir quelques oeuvres de Barbara Kruger, que j'aime beaucoup.

Une autre bonne surprise a été rencontrée aux arts déco. Il y avait là plusieurs expositions dont une nommée "Musique en jouets". Le titre était prometteur. Au cours de nos déambulations, un grand rideau noir a attiré notre attention. Devant il y avait un panneau qui nous proposait de voir un "Nabaz'mob" d'une vingtaine de minutes. Ni une, ni deux, on est allés voir.

Je digresse deux minutes, parce que je sais que toi, petit lecteur, aussi cultivé sois-tu, tu ne sais peut-être pas ce qu'est un Nabaztag. Un éclaircissement s'impose. Le Nabaztag est donc un lapin souriant qui se connecte en Wifi, qui peut donc te donner la météo, lire tes mails et même recevoir des messages que tes amis t'auraient envoyé. Très décoratif, il a deux oreilles qui bougent et il fait de la lumière. Tu te demandes maintenant comment tu as pu vivre sans cette petite chose dans ton salon, rassure-toi, c'est possible. Mais c'est difficile (je parle d'expérience).

Bref, derrière le rideau, se cachait donc une centaine de lapinoux qui ont commencé à clignoter sur fond musical.

Nabaz'mob

Nous avons ouvert la bouche d'un air ébahi et vingt minutes après nous étions toujours là, pas bougés d'un pouce. Hypnotisés, nous étions. Alors évidemment, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller farfouiller sur Internet et j'ai trouvé le site du projet plein de vidéos et de photos. Et surtout, amis Strasbourgeois, j'y ai découvert que les lapins viendront faire leur opéra chez nous pendant l'Ososphère. Ça vaut vraiment vraiment vraiment le coup d'œil.

Sinon, nous avons beaucoup marché, à travers les touristes, le long de Paris-Plage, la rue de Rivoli sur des kilomètres, au bord de l'eau, en plein cagnard, du côté de Saint-Paul, dans les musées, les escalators, dans des librairies, un bar à cidre. Un peu de métro pour reprendre le train, dimanche soir. Et c'était chouette. A peine le week-end commençait qu'il était fini.

J'en profite d'ailleurs pour passer un message codé à quelqu'un qui se reconnaitra, sister (et associé), merci beaucoup beaucoup, vous avez désormais un compte chez un nouveau livreur de pizza (pas bon au demeurant).

Je vous laisse avec Barbara Carlotti et une chanson de circonstances : Paris Plage.



A bientôt, les amigos.

Sunset

mardi 4 août 2009

Et la madeleine de Proust

Ambiance vacances, tout le monde se dore la pilule au soleil, le nez dans un polar. Plus d'embouteillages le matin, pas de queue à la cantine pour les valeureux qui n'ont pas de vacances. Et dont je fais partie.

Pas de vacances ne signifie pas pour autant que je ne profite pas de la douceur estivale. Par un heureux hasard, les environs regorgent de pistes cyclables qui relient Strasbourg à plein de charmantes petites bourgades aux alentours. Des petits villages qu'on a déjà rencontré et maudit dans un TER bondé qui avait décidé de faire cent kilomètres en 2h30.

A vélo, ça change tout parce qu'on y va volontairement. Et qu'on en est fière. Déjà, parce qu'au lieu de rester sous sa couette avec un pc, un café et un dvd, on s'est habillé un dimanche et qu'on est sorti. Pour faire du sport qui plus est. Ensuite, on est fière, parce que, comme c'est uniquement le premier pas qui coûte, une fois sur son vélo, on s'emballe et on fait 40 km. Enfin, le dernier motif de fierté est qu'on peut dire "j'y étais".

Bien que finalement, souvent arrivé, il n'y a rien à voir. Un peu d'étonnement peut-être ("tiens, alors des gens vivent vraiment ici") voire même parfois de l'émerveillement ("un point d'eau devant l'église. Cool"). Le plus beau reste quand même la route. Les pistes cyclables sont souvent jolies, dans la forêt, au bord de l'eau et regorgent de surprises. Pour vous Mesdames et Messieurs : les mûres.

Les mûres tièdes ont toujours un gout d'enfance, de cueillette, de bouches pleines de fruits et de confiture. De Pépé avec son mini sécateur.

Je vous quitte avec une jolie chanson de Juliette qui s'appelle les souvenirs.



Bel été à tous.