Par louline,
dimanche 7 février 2010 à 20:44 ::En France
Janvier a été le siège d'un événement dramatique. Enfin dramatique, j'exagère à peine. Mais quand même. Figure-toi petit lecteur, que pendant ce mois fatal, louline la croûte a vieilli d'un an. D'ailleurs tu le sais surement car si tu viens encore me rendre visite c'est que tu es ou un fan irréductible (bonsoir la famille), ou sur facebook, et dans les deux cas tu as su.
Pas que je n'aime pas les anniversaires. Au contraire, les petites attentions, les cadeaux, le jour de congé, tout ça, c'est du bonheur. D'ailleurs merci à tout ceux qui m'ont écrit/SMSé/téléphoné. Non, le soucis est sur le fond. Il y a peu de temps encore, je fêtais mes dix-huit ans, fraîche comme un gardon, prête à dévorer la vie à pleine dents. Et d'un coup, les cheveux blancs apparaissent, et en faisant le calcul de ce qu'on célèbre comme anniversaire, l'angoisse nous saisit et on se demande où sont passés ces fameux dix-huit ans. Et surtout où est passé le temps qui s'est écoulé à la vitesse de la lumière, sans prévenir personne.
Bref, je suis vieille et je n'ai pas l'impression que ça va aller en s'arrangeant.
Sinon, ne croyez pas que je n'ai fais que pleurer ce mois-ci. Point s'en faut, je continue de travailler dur mes cours de dessin. Nous avons eu un exercice où il fallait se dessiner en animal. Le plus dur du travail a été de trouver quel animal pourrait faire l'affaire. Après avoir passé à l'as les plus communs (chat, loup...), j'ai enfin choisi. Et mon choix s'est porté sur un bien bel animal : le paresseux.
Hormis le fait que cette bestiole dort 80% du temps, nous avons en commun la longueur de nos membres. Louline en paresseux, ça donne cela.
Nous avons tous réalisé nos auto-portraits animaliers en pied et en mouvement, puis l'exercice suivant a été la mise en scène de tout ce petit monde. Dans un contexte bien particulier : un vernissage à la galerie Zoo, d'une exposition appelé "Humain trop humain". Il fallait choisir un moment précis du-dit vernissage. J'ai donc choisi la fin du vernissage.
(Cliquer pour agrandir)
Vous pouvez reconnaitre là-dessus louline le paresseux, Christophe l'âne, et Françoise le castor. Un bon challenge pour moi, qui n'avait jamais fait d'image aussi grande.
Je vous quitte avec Brigitte Fontaine qui, comme toujours, me comprend et me soutient : prohibition.
Par louline,
samedi 19 décembre 2009 à 12:38 ::En France
Pour fêter dignement mes premières grandes vacances depuis mon embauche, j'ai jeté quelques petites affaires dans un sac et je n'ai pas hésité à traverser la France d'est en ouest pour aller voir mon petit frère exilé. En Bretagne, donc.
Je ne sais plus qui, si je le retrouve gare à son matricule, mais cette personne m'a dit : tu verras, en Bretagne, il ne fait pas froid. Et, bêtement, je l'ai cru. J'ai laissé les pulls en laine et autres chaussettes tricotées main et suis partie à l'aventure.
Sauf que les bretons, ils ont un truc qu'on a pas ici, en Alsace. Ils ont la mer. Par conséquent, il se passe des choses qui ne se passent pas chez nous. Notamment quand tu t'approches de la flotte, tu te fais happer par une sorte de chose glacée et violente qu'on appelle le vent en règle générale, mais qui là, mériterait un nom avec des consonances plus explicites. Alors quand en plus, de base, il fait cinq degrés au plus chaud de la journée, tu te demandes quand même où il est ce fameux climat doux.
Tout ça pour dire que je suis allée une journée visiter l'île de Brehat et que je me réjouissais du soleil qui était là. Parce que, oui, là aussi, autre légende, il n'a pas plu de tout mon séjour en Armorique. Toujours est-il que le soleil était là, mais qu'en arrivant sur l'embarcadère je réalisai que le vent aussi serait de la partie. Peu importe, accrochée à ma casquette, je me dirigeai vers le bateau, bravement. Pour y aller, il fallait marcher sur une sorte de ponton long de cinquante mètres. Et avec la mer à gauche et à droite, non seulement il y avait du VENT (froid, glacé, violent et mordant) mais l'ennemi était également ailleurs. En exclusivité, pour vous messieurs-dames : la mer, cette traitresse bleue.
On a beau dire, après une journée passée les pieds mouillés par 5°C, on est finalement content que la mer soit en Bretagne. Loin. Surtout qu'en fin d'après-midi, il y a eu un deuxième round, et la mer a de nouveau gagné. En rentrant, j'ai eu beau me changer, mettre des chaussettes/pantalon secs, ce n'est que vers minuit que mes pieds meurtris sont revenus à la vie, sous deux couettes.
Malgré cela, l'ile de Brehat et la Bretagne en général ont été des lieux très agréables à visiter. Pour les intéressés, il y a quelques photos là.
Actuellement, je suis rentrée en Alsace. Accueillie par de la neige et des -11°C, je vous laisse avec une reprise de Boris Vian, de circonstance.
Par louline,
mardi 8 décembre 2009 à 22:57 ::En France
Oui, je sais, ca hiberne sec par ici. Et pourtant c'est pas faute d'avoir envie. J'ai de la BD en réserve dans mon carnet, mais pas de temps pour m'en occuper. Parce que figure-toi petit lecteur, que malgré les apparences, louline la croute passe quand même beaucoup de temps à dessiner ces derniers temps. Pas que de la BD, pas que du rigolo, mais globalement, plutôt beaucoup.
Tout ça, c'est en partie du au fait que j'ai intégré un cour de dessin. Donc, je dessine au moins deux heures par semaine, voire plus puisque mes blocs et stylos trainant en permanence sur mon bureau, représentent la parfaite alternative à d'autres activités moins attractives. Rien de tel que de s'offrir une heure de dessin à la place d'une heure de vaisselle. Un sentiment de liberté inégalable.
Pour être honnête, les premiers cours de dessins ont été relativement éprouvants. Nous avons commencé par des séances de croquis. Il y a eu une séance de dessin à la bougie, une où on avait pas le droit de regarder sa feuille. De la perspective. A la fin de ce cours là, j'ai réalisé que je possédais une paire d'œils à peu près fonctionnelle, un cerveau qui vaut ce qu'il vaut, une main mais que ces trois éléments n'étaient à aucun moment connectés ensemble. Il y a du avoir une erreur au montage, parce que mes petits camarades autour de moi, ils faisaient quatre traits de crayons et hop, tu voyais une table en perspective, alors que sur ma feuille tu vois quatre traits de crayons, pas droits de surcroit.
Finalement, on a commencé et notre premier sujet était sur le rendez-vous. Trois thèmes au choix : le rendez-vous médical, le rendez-vous amoureux, le rendez-vous professionnel. Il fallait mettre en scène la situation, et qu'on comprenne ce qui s'y passe. Donc, personnages dans un endroit. Parce que mes ptites bd, ça à l'air beau comme ca, mais ce que tu n'as jamais réalisé petit lecteur, c'est que j'esquive tout ce qui est décor, mise en scène et autres personnages. Là, y avait plus le choix.
Le rendez-vous médical me tentait bien, mais le spectre de la perspective pour une pièce, des chaises et des bonshommes dessus, m'a glacé d'effroi aux premières esquisses. Exit la salle d'attente. Le peu d'idées qui me sont venues pour le rendez-vous amoureux pourrait être un sujet d'étude intéressant voire une bonne base de départ pour une psychanalyse. Exit le rendez-vous amoureux. Finalement, me restait le rendez-vous professionnel qui en plus avait déjà été une source d'inspiration là et là. D'autant, que mes derniers entretiens ne sont pas si loin. Entretien professionnel ce fut. La version originale est sur papier aux crayons de couleur, mais j'ai quand même fait une version poposhopé. En exclusivité pour vous, messieurs et mesdames : l'entretien d'embauche ou ma première perspective à peu près juste.
Notre gentil professeur m'a suggéré l'ajout d'ombres, ce que je vais m'empresser d'essayer. En attendant, il convient de faire des "ooooohhh" et des "aaaaaahh" d'émerveillement (au moins pour me faire plaisir) car voici mon premier dessin avec un semblant de troisième dimension.
Je vous quitte avec un coup de cœur récent. La première fois que j'ai écouté coeur de pirate, j'ai détesté. C'était il y a quelques mois. Récemment j'ai réessayé, et, oh surprise, finalement ça allait. Du coup, j'écoute plus ou moins en boucle en ce moment.
Par louline,
lundi 16 novembre 2009 à 23:44 ::En France
J'y suis allée, j'ai vu, et j'ai vaincu. Oui, messieurs-dames, j'ai vaincu stress et fatigue. Croyez-le ou pas, une semaine de vacances, ça vous retape son homme. Surtout, celle-là de semaine. On l'attendait de pied ferme. Après trois jours d'hibernation-cocoonig-bricolage, où j'ai tellement dormi que c'en est indécent, j'ai filé tout droit direction Paris.
Là, petit lecteur, je ne te raconte pas tout parce que tu vas être jaloux. Alors je serai brève sur l'expo Miles Davis à la cité de la musique, qui vaut le détour tout de même parce qu'on y entend de la bonne musique et qu'on est impressionné par Miles et son génie. J'évoquerai aussi brièvement ma visite à Océane Rose-Marie, dite la lesbienne invisible. On la connait sous le nom de Oshen, et après avoir sorti deux albums très très très chouettes, elle se lance dans un one-woman-show. Honnêtement, j'y suis allée parce que j'ai gagné une invitation. J'aime beaucoup sa musique, alors qu'elle soit lesbienne, invisible de surcroit, je dirais que ça ne changera pas ma vie. Je l'aime comme elle est, dans toute sa différence. Et en mauvaise langue que je suis, j'avais parié sur un déballage de clichés sur l'homosexualité féminine. Je m'étais presque trompée. Clichés, il y a eu, mais ceci mis à part, j'ai beaucoup rigolé. Donc encore une victoire de canard. Un petit bémol tout de même, après, pendant trois jours, j'ai eu "d'allemagne" de Patricia Kaas en tête. La torture. Maintenant que tout le monde est prévenu (et que tu as cliqué sur le lien de Patricia, ami lecteur, petit mouton, mon frère), vous pouvez y aller pour passer un bon moment, homos et heteros tous confondus. Le spectacle est prolongé quelques temps.
En fait, l'Évènement des vacances, celui que j'attendais les mains moites, et dont j'ai moultement parlé déjà, c'est le concert de Mansfield Tya. Depuis toutes ces années que j'écoute (découvert vers 2005), les deux nantaises sont de tous les voyages, tous les déménagements, tous les coups de déprime. Bien au chaud dans mes oreilles, elles font partie de mon univers sonore quotidien. Jamais, au grand jamais, je n'ai eu l'occasion de les voir. Durant leurs tournés, elles faisaient des petits écarts par la Lorraine mais jamais par l'Alsace. Sauf cette année. Mais cette année, j'ai fait ma grande dame, et au lieu d'aller les voir à Colmar, j'ai pris ma place pour l'Europeen à Paris. Tu avoueras, cher lecteur, que ça claque plus d'aller à l'Européen, que d'aller à Colmar un mardi soir, surtout quand tu n'as ni voiture, ni permis pour y aller. Européen, donc. Avec ma frangine, parce que ce genre de moments, c'est bien meilleur quand c'est partagé.
Oh, petit lecteur, je n'ai pas les mots. Des années que j'attendais, et elles étaient là. Devant nous. La voix toute douce, la musique parfaite, le tout sortant par magie des deux musiciennes qui étaient plus l'une avec l'autre qu'avec nous. Des sourires échangés, des regards, en plus de nous offrir leurs mélodies, elles nous ont fait partager un grand moment de complicité et de bonheur. Là, cher lecteur, tu te dis que je suis peu objective (voire même très légèrement hystérique, ce qui en somme n'est pas une nouveauté), mais rien que d'y penser, j'ai encore tout plein de frissons. Quelques images.
La prochaine fois qu'elles repassent pas trop loin, j'y retourne. Les yeux fermés.
Sinon, j'ai fait une découverte intéressante. Dans la chanson "à quatre pattes" de Claire Diterzi, le refrain est clairement une référence à une chanson pour enfants très connue (pas de moi, jusqu'à y a quelques jours) : le rock and roll des gallinacés. Je me devais de partager une information aussi capitale.
Je vous quitte avec quatre morceaux de Mansfield TYA, parce que c'est bon. Mangez-en.
Par louline,
lundi 2 novembre 2009 à 00:14 ::En France
Dans mon dernier post, vous l'avez compris, on a connu des temps meilleurs. Après réflexion, cette période creuse apparait tous les ans au début de l'hiver. Cette année, en plus, le retour du froid, cumulé avec un manque de vacances, des chaussures troués et le reste, rien de vraiment étonnant.
Heureusement, les choses commencent doucement à se tasser. Pour les petits cœurs sensibles, sachez que j'ai adopté une magnifique paire de Kickers intégralement neuves et que, de ce fait, mes petits petons sont désormais bien au chaud. De plus, la semaine prochaine, c'est la quille, je plie mes petites affaires et file à Paris voir Mansfield TYA. Donc, joie, bonheur et bonne humeur.
Finalement, je ne sais pas vous, mais tous les étés, quand c'est la canicule, je me surprends à rêver de neige, de froid, et de pluie. Et au premier coup de froid, quand sur mon vélo, mes doigts s'engourdissent, le vent s'engouffre sous mes habits, là, je rêve de canicule. Voilà, jamais contente. Mais vous avouerez, les petits matins glacés, c'est mauvais pour la motivation. En exclusivité pour vous, messieurs, mesdames, la météo, où le drame quotidien de l'hiver.
En réfléchissant à ce que je pourrais vous laisser en musique, et devant le choix vaste qui s'offrait devant moi, j'ai décidé d'opter pour la facilité. Tout d'abord, je vous conseille chaudement, très chaudement, le nouveau Brigitte Fontaine : Prohibition. Étant moyennement objective en ce qui concerne la grande Brigitte, je vous laisse vous faire un avis en écoutant "Soufi" dans la playlist ci-dessous. Il s'agit d'une sélection de morceaux que j'écoute en ce moment. Enjoy.
Par louline,
mercredi 21 octobre 2009 à 23:09 ::En France
Tout à l'heure, en trainant sur ce blog moribond, je réalisais qu'il était temps que je revienne vous faire un petit coucou.
Parce que mine de rien, le temps passe. Donc me revoilà, avec peu à raconter, je dois dire. Pas qu'il ne se passe rien par ici, mais le mois de septembre a été riche en émotions diverses et variées. Pas que du plaisant, pas que du réjouissant. Force est de constater qu'on est bien en présence d'une zone creuse.
Entre le retour du froid, la psychose de la grippe A, le boulot et le reste, il y a de quoi avoir envie de rester chez soi jusqu'au printemps. Pour vous donner une idée générale, je vais vous raconter un drame. Au retour du froid, j'ai re-sorti mes chaussures d'hiver. Jusque là, rien d'anormal jusqu'à ce que je constate avec effroi, que celles-ci étaient trouées. Les deux. Au niveau de la semelle. Bon. Là, plus moyen de reculer, l'heure du shopping avait sonné.
Sauf que moi je ne suis pas d'accord. Déjà, l'été nous abandonne. De un. Ensuite, il se met à faire froid le matin, et nuit le soir. Adieu la lumière. De deux. Et en plus, il faudrait qu'en plus je me sépare de mes Kickers. Mes fidèles compagnes de route qui me suivent depuis le lycée. Je dis non. Là c'est trop dur.
Pas que je n'y ai pas mis du mien. Loin s'en faut. Depuis le retour du froid, j'ai écumé boutique sur boutique à la recherche de la paire de chaussures idéale. Mais, pas de chance, c'était toujours celles que j'avais aux pieds les plus belles, les plus confortables. J'ai même essayé de retrouver les sœurs jumelles, là aussi, ce fut l'échec total. Donc, conclusion: la mission a échoué. Lamentablement. J'aurai peut-être froid cet hiver, mais je ne suis pas prête à remplacer mes Kickers.
Heureusement, il se passe aussi des choses moins dramatiques dans ma vie. Je me suis inscrite à un cours de dessin, aux arts déco. Histoire d'améliorer un peu mes BD. Sinon, la semaine dernière, j'ai vu Claire Diterzi (barge, mais super concert), vendredi je vais voir Juliette (ô joie), et mi-novembre je vais voir Mansfield TYA à Paris. J'emmènerai mon appareil photo, qui prend la poussière.
Comme ce post, c'est du vol, il n'y aura pas de BD, mais je vous quitte en musique quand même. Une jolie chanson que j'écoute beaucoup (trop?) en ce moment : Sia, "breathe me".
A la prochaine fois avec plus de BD, plus de bonne humeur et des nouvelles chaussures. Bizes à tous.
Par louline,
lundi 31 août 2009 à 20:13 ::En France
Oui, alors une fois n'est pas coutume, aujourd'hui ça va causer légumes. Toi, lecteur fidèle qui me suit depuis longtemps, tu sais que souvent, il est questions de bouffe par ici, le plus souvent à base de gras, et de sucre. Même que souvent tu t'es plains que ça te donnait faim mais que tu n'avais accès qu'au photos et que donc la vie était mal faite.
Il ne faudrait pas croire non plus que ce que tu as vu est mon lot quotidien, car, vois-tu, je me plie docilement à la règle des cinq fruits et légumes par jour. Au moins, j'essaie. Surtout que dans ma boite de hippies, on se fait livrer des paniers de légumes direct de la ferme, directement à notre bureau. Du bon légume bien terreux. Ce panier, c'est la pochette surprise de la semaine. Parce que le contenu, ce n'est pas toi qui choisi et c'est l'occasion de surprises intéressantes comme la découverte de légumes qui existent depuis toujours mais pas forcément dans tes casseroles. Les gens de la ferme, sachant qu'ils s'adressent à des autistes citadins, ont la gentillesse de mettre des conseils de cuisine pour ces légumes qui ne figurent pas dans l'imager du Père Castor. Histoire qu'on s'en sorte.
Sinon, la deuxième surprise, ça a été les courgettes. Je ne sais pas vous, mais pour moi jusque là, ça se présentait comme un concombre en plus petit, légèrement incurvé, dans un petit filet. Sauf que là, rien à voir. Premier panier avec courgettes, on m'en annonçait six-cent grammes et quel ne fut pas ma surprise de découvrir un seul spécimen pesant à lui tout seul, ce poids là. Hormis quelques détails pratiques qu'il a fallu régler ("mais comment je vais faire rentrer ça dans mon bac à légumes"), il y a eu à gérer l'invasion de courgettes. Parce que la ferme, fière de produire de tels spécimens, s'est mise à nous refourguer des monstroplantes toutes les semaines. Impossible à suivre. Malgré de vaines tentatives de congélation (courgettes pour tout l'hiver), il y a quelques semaines, j'ai fini par renoncer. Parce que les courgettes, c'est bon, mais bon, pas quatre fois par semaines, pendant six semaines. Surtout que celles-là, c'est des méchantes. En exclusivité pour vous mesdames et messieurs : l'attaque de la courgette surgelée.
Si, vous aussi, les légumes ça commence à vous gaver, allez jeter un oeil sur this is why you're fat, parce qu'après tout, on est pas des tortues. Attention, site qui, contre toute attente, ouvre grand l'appétit.
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Pour rester dans le thème, je vous quitte avec une chanson qui parle de légumes. Le Quartet Buccal: Pleine Lune.
Par louline,
lundi 17 août 2009 à 22:59 ::En France
En fait si, le week-end dernier, on a beaucoup ri.
Vendredi dernier, j'ai plié bagage direction la capitale. Là-bas m'attendait, entre autres, le plus néerlandais des turcs, à savoir mon pote Ozan. Pour ceux qui ne suivent pas ma (passionnante) vie, nous nous sommes rencontrés en Suède où nous avons traversé un hiver des plus rudes. Nous sommes même allés en Finlande ensemble, et ça, c'est le genre de trucs qui te scelle une amitié à vie (si tu survis au voyage).
Toujours est-il que depuis les retrouvailles à Istanbul, il y a plus d'un an déjà, on ne s'était pas revu. Face à cette situation tragique, nous avions décidé de nous retrouver à mi-chemin de nos maisons, dans la ville lumière, donc.
Etant arrivée plus tôt que lui, j'ai eu la chance de vivre quelques épopées pour récupérer les clés du gite, y aller, puis repartir boire un verre avec une future expatriée, à Châtillon, haut lieu touristique, s'il en est. Après un concert place de l'hôtel de Ville, assise dans une fontaine, j'ai enfin retrouvé Ozan et le week-end pouvait commencer.
Au programme : musées (un peu), balades (en plein soleil) et gros bavardage. Parmi ce que nous avons vu, il y avait l'exposition elles@centrepompidou qui m'a beaucoup plu. Quelques images.
Beaucoup d'artistes connues et moins connues, avec de bonnes surprises comme le plaisir de re-découvrir quelques oeuvres de Barbara Kruger, que j'aime beaucoup.
Une autre bonne surprise a été rencontrée aux arts déco. Il y avait là plusieurs expositions dont une nommée "Musique en jouets". Le titre était prometteur. Au cours de nos déambulations, un grand rideau noir a attiré notre attention. Devant il y avait un panneau qui nous proposait de voir un "Nabaz'mob" d'une vingtaine de minutes. Ni une, ni deux, on est allés voir.
Je digresse deux minutes, parce que je sais que toi, petit lecteur, aussi cultivé sois-tu, tu ne sais peut-être pas ce qu'est un Nabaztag. Un éclaircissement s'impose. Le Nabaztag est donc un lapin souriant qui se connecte en Wifi, qui peut donc te donner la météo, lire tes mails et même recevoir des messages que tes amis t'auraient envoyé. Très décoratif, il a deux oreilles qui bougent et il fait de la lumière. Tu te demandes maintenant comment tu as pu vivre sans cette petite chose dans ton salon, rassure-toi, c'est possible. Mais c'est difficile (je parle d'expérience).
Bref, derrière le rideau, se cachait donc une centaine de lapinoux qui ont commencé à clignoter sur fond musical.
Nous avons ouvert la bouche d'un air ébahi et vingt minutes après nous étions toujours là, pas bougés d'un pouce. Hypnotisés, nous étions. Alors évidemment, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller farfouiller sur Internet et j'ai trouvé le site du projet plein de vidéos et de photos. Et surtout, amis Strasbourgeois, j'y ai découvert que les lapins viendront faire leur opéra chez nous pendant l'Ososphère. Ça vaut vraiment vraiment vraiment le coup d'œil.
Sinon, nous avons beaucoup marché, à travers les touristes, le long de Paris-Plage, la rue de Rivoli sur des kilomètres, au bord de l'eau, en plein cagnard, du côté de Saint-Paul, dans les musées, les escalators, dans des librairies, un bar à cidre. Un peu de métro pour reprendre le train, dimanche soir. Et c'était chouette. A peine le week-end commençait qu'il était fini.
J'en profite d'ailleurs pour passer un message codé à quelqu'un qui se reconnaitra, sister (et associé), merci beaucoup beaucoup, vous avez désormais un compte chez un nouveau livreur de pizza (pas bon au demeurant).
Je vous laisse avec Barbara Carlotti et une chanson de circonstances : Paris Plage.
Par louline,
mardi 4 août 2009 à 23:10 ::En France
Ambiance vacances, tout le monde se dore la pilule au soleil, le nez dans un polar. Plus d'embouteillages le matin, pas de queue à la cantine pour les valeureux qui n'ont pas de vacances. Et dont je fais partie.
Pas de vacances ne signifie pas pour autant que je ne profite pas de la douceur estivale. Par un heureux hasard, les environs regorgent de pistes cyclables qui relient Strasbourg à plein de charmantes petites bourgades aux alentours. Des petits villages qu'on a déjà rencontré et maudit dans un TER bondé qui avait décidé de faire cent kilomètres en 2h30.
A vélo, ça change tout parce qu'on y va volontairement. Et qu'on en est fière. Déjà, parce qu'au lieu de rester sous sa couette avec un pc, un café et un dvd, on s'est habillé un dimanche et qu'on est sorti. Pour faire du sport qui plus est. Ensuite, on est fière, parce que, comme c'est uniquement le premier pas qui coûte, une fois sur son vélo, on s'emballe et on fait 40 km. Enfin, le dernier motif de fierté est qu'on peut dire "j'y étais".
Bien que finalement, souvent arrivé, il n'y a rien à voir. Un peu d'étonnement peut-être ("tiens, alors des gens vivent vraiment ici") voire même parfois de l'émerveillement ("un point d'eau devant l'église. Cool"). Le plus beau reste quand même la route. Les pistes cyclables sont souvent jolies, dans la forêt, au bord de l'eau et regorgent de surprises. Pour vous Mesdames et Messieurs : les mûres.
Les mûres tièdes ont toujours un gout d'enfance, de cueillette, de bouches pleines de fruits et de confiture. De Pépé avec son mini sécateur.
Je vous quitte avec une jolie chanson de Juliette qui s'appelle les souvenirs.
Par louline,
lundi 27 juillet 2009 à 23:52 ::En France
...non pas à San-Francisco, mais à Strasbourg. Cette année, foin de vacances à l'autre bout du monde pour cause de vie active. Pas de dépaysement. Quoique.
Pour la première fois de ma vie, il se trouve que j'habite une ville touristique. Tout près d'un quartier très touristique. Depuis les premiers rayons de soleil, la ville a été envahie de gens à sac-à-dos qui lisent des guides touristiques dans toutes les langues possibles et imaginables. Qui se promènent en bateau mouche, voire pire, en petit train, caméscope au poing.
Rajoutez à tout cela, la chaleur, les étudiants en vacances, cela vous donne une idée de la cool ambiance qu'il y a dans les rues par ici. L'occasion de rencontrer de drôles d'hurluberlus. En exclusivité, mesdames et messieurs : la rencontre du troisième type.
Remarquez, ce n'est pas tout les jours qu'un total inconnu vous souhaite "bonne nuit" par un contact au visage aussi soudain qu'inattendu. Heureusement, peut-être aussi, parce que ça fait tout drôle.
Pour rester dans le domaine de la nuit, du sommeil, ce soir je vous laisse avec un extrait du nouvel album d'Emily Loizeau. La chanson s'appelle "songes" et c'est LE coup de cœur du moment.
Par louline,
vendredi 3 juillet 2009 à 00:23 ::En France
Parfois, la vie c'est dur. Voire très dur.
Sans parler de difficultés ponctuelles comme un événement tragique qui viendrait nous frapper de plein fouet un beau matin au réveil. Non, je parle du sujet qu'on ne maitrise pas et qu'on côtoie au quotidien.
Pour beaucoup, en particulier chez les plus âgés, LE sujet épineux, c'est l'informatique. Tu es beaucoup, petit lecteur, à penser que tout ce que tu fais sur ta machine risque de déclencher une suite d'évènements catastrophiques entrainant ton ordinateur vers une mort certaine. Au moindre signe de faiblesse, tu sais que c'est fini, que tu vas te faire insulter par ton système d'exploitation en anglais ou dans un français totalement abscons. Et ça te stress d'avance.
Ayant une base plutôt solide dans le domaine puisqu'à l'instar d'Obélix, une chute accidentelle dans un ordinateur durant mon enfance m'a prémuni de ces soucis, ce qui me pose problème, à moi, c'est autre chose. Pour vous, Mesdames et Messieurs : où on ne comprend rien à la sécu.
Le plus drôle, c'est qu'au moment où je commençais à doucement comprendre quelque chose, un changement de situation et de régime, est venu tout ruiner. Tout à recommencer donc.
Sinon, en ce moment, un chouette album dans mes oreilles. Cette année est sorti une compilation (oui, je sais, ça part mal) de reprises de Boris Vian : on n'est pas là pour se faire engueuler. Le concept de faire du neuf avec du vieux a plutôt tendance à me faire grincer des dents. Je mets quiconque au défi de trouver une reprise meilleure qu'une chanson originale (sauf très rares exceptions).
Sauf que là, quand même, il y a du potentiel. Tout d'abord, les textes de Boris Vian. Personnellement, je ne me lasse pas. Deuxième point, les chanteurs qu'on retrouve sur ce double album. Un mélange éclectique entre nouvelle scène française (Barbara Carlotti, Emily Loizeau, Olivia Ruiz), scène française moins nouvelle (Juliette, Thomas Fersen, Katerine), une bonne flopée d'acteurs (Trintignant, Jeanne Moreau, Carole Bouquet). Entre autres.
Cela donne un album bigarré très agréable. Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre Elle serait là, si lourde par Claire Diterzi. Un petit bijou.
Par louline,
lundi 22 juin 2009 à 23:02 ::En France
Cette semaine, j'ai de la visite dans ma tanière.
Des visiteurs on ne peut plus charmants. Au nombre de deux, ils sont calmes et se contentent de peu. De la terre, de la salade sans assaisonnement avec un peu d'eau. Car Jean-Louis et Claude, leurs petits noms, sont des escargots. Et ce n'est pas une métaphore, ce sont bien deux petits bestiaux à coquilles qui bavouillent.
Il faut bien avouer, tout est un peu de ma faute. Ma sœur, qui officie en école maternelle, élève en plus de ses morveux, une tripotée d'escargots dans une escargotière dans sa classe. Elle me confiait un jour d'un air dépité que les quelques spécimens de gastéropodes qu'elle avait adopté avaient décidé de repeupler la terre et qu'elle était l'heureuse grand-mère d'une armée de bébés carapacés. Pour palier au surpeuplement, la grande distribution avait commencé. Les enfants de sa classe en avaient reçu, et les autres étaient mis à disposition de qui voulait.
Là, à ce stade de l'histoire, on pourrait penser qu'en fait la responsable, c'est elle. Mais non. Le vrai responsable dans l'affaire, c'est le timing. Car au moment où ma frangine bradait sa descendance escargotière, la-dite Excargot était sur le point de fêter son anniversaire.
Anniversaire tombant un lundi, ma sœur de passage en Alsace justement le week-end d'avant. C'était tentant. Très. Trop. La perspective de faire LE cadeau original a vaincu des considérations plus terre à terre du genre, sérieusement des escargots, en appartement, avec deux chats. N'importe quoi.
Du coup, banco, les escargots dans un gobelet ont pris le TGV, séjourné dans le Haut-Rhin, pris le TER direction le Bas-Rhin, d'où ils ont eu l'occasion de faire vingt minutes de vélo pour rejoindre leur nouvelle maison. A l'époque, c'était en mai, je n'avais pas résisté à l'envie de faire des photos.
Ils étaient tout bébé à l'époque.
Un mois plus tard, cette semaine, donc, ayant des vacances de prévu, Melle l'Excargot me refile les bébés arguant qu'elle ne pouvait les laisser à sa pauvre mère qui sera déjà en charge des deux chats. Parce que mine de rien, les escargots c'est de l'entretien : changement quotidien de la salade, arrosage de la terre, propreté de l'escargotière et j'en passe. Donc, nous y voilà, c'est pour moi.
En les voyant, je n'ai pas pu réprimer un cri de surprise sur la taille des animaux. Parce que mine de rien, ça pousse ces petites choses.
Et ça a le sens de l'humour. Pour la petite histoire, dimanche matin, Claude avait disparu. J'ai vérifié l'étanchéité de la boite, refait le scénario de la veille, soulevé la salade mais en vain. Volatilisé. L'angoisse. En fin de journée, armée de la loi physique qui dit que rien ne se perd, rien ne se crée, j'ai labouré la terre, jusqu'à trouver un Claude qui se faisait une petite sieste souterraine en se moquant bien que l'heure du diner soit passée depuis longtemps. Je lui ai fait les gros yeux, et depuis, il reste gentiment en surface. C'est bien qu'il comprenne qui est le chef ici.
Comme tu es, petit lecteur, surement en train de te dire que cette histoire d'escargots t'as fait perdre pour rien de précieuses minutes empruntées très certainement sur ton temps de travail, je vais t'offrir une petit consolation. Une petite consolation qui va te prendre quatre minutes de plus mais qui vont te procurer LE FRISSON.
Ce frisson, c'est Moriarty qui reprend une chanson appelée 'A Yiddishe Mame'. On monte le son, on ferme les yeux et on profite.
Par louline,
lundi 15 juin 2009 à 22:35 ::En France
La semaine dernière, je vous avais ébloui avec mes performances olympiques en badminton. Avec du recul et un peu de créativité, il y a quand même moyen de rendre ce sport un peu plus attractif. En exclusivité, messieurs-dames : quand le badminton, c'est cool.
Pour rendre le tout encore plus cool, rien ne vaut un peu de musique. Tu as du remarquer, petit lecteur, que j'en écoutais beaucoup, de la musique. L'autre jour, non pas en me rasant, mais sur mon vélo, je me faisais la réflexion suivante : la musique, c'est comme une drogue.
En effet, sans parler de la dépendance et de l'envie d'en découvrir toujours plus, il y a un facteur déterminant, le dealer. Le plus important, c'est d'avoir de bon dealer, qui te fournissent de la bonne marchandise. Par chance, dans mon entourage, il y a du potentiel, des gens avec des oreilles sur la même fréquence que les miennes. De ceux qui te disent : "tiens, tu connais untel ?", et un mois après, tu ne te rappelles même plus du temps où ce fameux untel n'existait pas dans ta discographie.
C'est ce qui c'est passé avec Marjolaine Babysidecar. On m'a appâté avec un ou deux morceaux, deux albums plus loin, j'étais fanne inconditionnelle. Alors, le mois dernier, quand un nouvel album a pointé le bout de son nez, c'était l'hystérie totale. Pour vous résumer un peu, Marjolaine Babysidecar, c'est une voix, des textes et de la musique. Pour les trois, vous imaginez ce qui existe de mieux, et vous commencez à avoir une idée du phénomène. L'album Médecine Foraine est pour ainsi dire leur premier "grand" album, les deux précédents étant composés d'une dizaine de morceaux chacun. On y trouve de nouveaux morceaux, et pour la moitié environ, des anciens titres re-arrangés. Et, je vous assure, cela se laisse écouter.
Comme nous bénéficions de technologie de pointe sur ce blog, je voulais vous mettre une petite chanson pour que vous puissiez vous faire une opinion (vue mon analyse d'une totale objectivité). Seulement, impossible d'en choisir une seule. Ça sera donc deux morceaux, rien pour vous bande de petits veinards !
Par louline,
lundi 8 juin 2009 à 23:34 ::En France
...il y a toujours quelqu'un en ligne ! J'avoue, depuis deux mois, c'est un peu mort par ici. Tu as été beaucoup, petit lecteur, à me dire que je te manquais. Alors me revoilà. Depuis le dernier post, où je racontais mon passage dans la vie professionnelle, il s'est passé des choses. Ma période d'essai s'est terminée, faisant de moi une vraie embauchée, une dure, une tatouée. Au passage, l'école m'a envoyé un papier disant que j'avais tout fait comme il fallait et que j'allais recevoir un diplôme pour mettre au dessus de ma cheminée.
Sauf que je n'ai pas de cheminée, et que de toutes façon, je ne suis pas du genre à étaler mes trophées au vu et aux su de tous. J'ai beaucoup mieux à faire. Par exemple, ce week-end, j'ai fait du badminton. Attention, pas un échange cordial de volant entre le petit dej et la sieste. Non, non, non, messieurs dames, louline la croute a participé à un tournoi de badminton, sur deux jours.
Ça a commencé par beaucoup d'enthousiasme. On me propose de participer à Festibad, il y a quelques semaines, avec forces d'éloges sur l'ambiance sportive bon enfant, l'atmosphère conviviale, le buffet garni, et les jeunes filles en short. Ne pouvant qu'être emballée par cette perspective, j'accepte et m'inscris pour le simple dame et dans le feu de l'action, signe également pour un double dame avec celle qui m'avait vendu le truc.
Sauf que la dernière fois que j'avais taquiné du volant remontait à 2007. Jeudi dernier, une semaine avant le tournoi, mon inconsciente partenaire m'emmène à un entrainement de badminton, histoire de constater l'étendue du drame. On commence à jouer, et deux heures plus tard, j'étais couchée par terre, dans une flaque de sueur à me demander si, finalement, tout ceci était bien raisonnable.
N'empêche que je l'ai fait. Et ça donnait à peu près ça :
Parce que je ne sais pas vous, mais moi quand un volant me fonce dessus à 120km/h, sans réfléchir, j'essaie, en premier lieu, de sauver ma peau. Sous l'œil navré de ma partenaire qui me rappelait régulièrement, à juste titre, que j'avais une raquette en main et qu'il m'était autorisé, voire fortement conseillé, de l'utiliser au lieu d'éviter le volant.
Au final, ça c'est quand même bien passé, les heures passant, l'adrénaline montant, j'ai fini le week-end, l'écume aux lèvres, remontée comme un coucou suisse à plonger pour rattraper des volants à l'autre bout du terrain. Dès que mes genoux auront cicatrisé, que mes courbatures se seront apaisés, je rejoins un club, histoire d'avoir au moins un niveau acceptable.
Avant de vous quitter, je voudrais aborder aussi un événement marquant : Mansfield Tya a sorti un album ! Pour ceux qui ne connaitraient pas, Mansfield Tya est composé de deux nantaises qui font de belles chansons portées par des mélodies à se mettre à genoux. Une voix douce, beaucoup de cordes, des textes souvent tristes, cathartiques qui entrainent une forte dépendance. Seules au bout de 23 seconde, sorti début février, ne déroge pas à la règle. Une fois écouté, on le ré-écoute, et ré-écoute encore. Pour les amateurs de chiffres, sur Last.fm, j'ai constaté que je totalisais 1204 écoutes de morceaux de Mansfield Tya dont 431 sur les trois derniers mois soit environ 143 morceaux par mois. Ça donne le vertige.
Je vous laisse avec "so long" extrait de cet album fabuleux, en vous encourageant fortement à écouter le reste !
Par louline,
dimanche 15 mars 2009 à 21:52 ::En France
Rechute de non-postage. Mais cette fois-ci j'ai plein d'excuses, dont une qui est en béton armé.
Toi, lecteur fidèle, mon semblable, mon frère, qui me suit depuis le début, sait que depuis quelques mois j'ai quitté le nid douillet de la vie étudiante pour la jungle de l'entreprise. Ce que tu ne sais pas en revanche, sauf si tu prends des nouvelles de moi par d'autres canaux que ce blog moribond, ce que tu ne sais pas, donc, c'est que le temps passant, ma période de stage est arrivée à son terme. Mes études avec.
Ne sors pas ton mouchoir en pensant à la précarité du monde du travail, rapport à une quelconque crise, voire pire, la récession qui en découlerait. Non, non, foin de recherches longues et stressantes, j'ai eu la chance d'être adoptée par l'entreprise où j'ai stagé. Le mois de mars a donc été le théâtre d'un événement important, en BD, pour vous Mesdames et Messieurs : le niveau II ou l'arrivée dans le monde professionnel.
Pour fêter cela, je vous laisse avec la chanson du dimanche qui a définitivement conquis mon cœur lors du concert à la laiterie. Pour vous donner une idée, les deux loulous sur scènes, déchainés qui font faire faire la chenille à une salle de concert pleine. Sans parler même de la standing ovation, ni de la danse de l'été. Du pur bonheur. Un des meilleurs concerts vu récemment (et par extension, un des meilleurs cadeaux d'anniversaire reçu).
Comme j'écris ce post un dimanche soir, vous allez le lire pour la plupart lundi matin en arrivant au travail (démasqués !), une chanson en rapport donc: comme un lundi.
Par louline,
mercredi 4 février 2009 à 23:25 ::En Suède
Vous l'avez surement remarqué, lecteurs fidèles, mais je suis un individu femelle. En soi, ce n'a pas un intérêt particulier, mais pour ce post ça en a. Parce que, comme vous le savez également, je suis informaticienne. Dans le métier, être un individu femelle n'apporte pas grand chose, et pourrait presque être vu comme un handicap. Ainsi, depuis que je travaille, j'ai la joie immense de partager un bureau avec treize autres individus, tous mâles.
Loin de moi l'idée de pleurer sur l'humour bidasse, ou les quelques innocentes blagounettes sur mon statut de femme, stagiaire de surcroit. Globalement, depuis que j'y suis, tout est toujours resté dans la limite du supportable, pas forcément du meilleur goût, mais on ne va pas trop en demander non plus. Au début, ils ont même presque eu des égards. Puis avec le temps, et mon auto-proclamation de reine du bureau, tout le monde s'est détendu, et je suis devenu un collègue comme les autres. Bon un collègue qui doit monter ou descendre un étage pour trouver des toilettes, mais un collègue quand même. Comme parfois on me tient la porte, je tente des trucs. En exclusivité pour vous, mesdames messieurs : quand la parité tue la galanterie.
J'entends déjà les féministes monter aux créneaux et brandir l'indépendance, la libération de la femme et tout ce qui va avec. Bien sur, j'approuve des deux mains et suis la première à revendiquer mon indépendance. Mais franchement, pour un regonflage de pneus par 2°C, j'aurais accepté un peu de galanterie.
Je vous laisse avec Barbara Carlotti que je vais voir en concert samedi. La chanson s'appelle "la lettre" et compte parmi mes préférées de son répertoire.
Par louline,
mardi 27 janvier 2009 à 22:42 ::En France
La science, c'est bien. La science, c'est beau. Ça, on le sait. On le sait même plutôt bien. Surtout toi, petit lecteur français, qui est passé dans notre système éducatif, tu le sais mieux que personne. En seconde, quand tu as atterri au lycée, on te l'a dit : "il faut faire S". Parce que les S, c'est les mieux, c'est ceux qui vont sauver le monde. Si tu ne fais pas S, tu vas être au chômage et mourir seul et pauvre. Même si ton profil était plutôt littéraire, que tu avais des bonnes notes mais pas vraiment de projets futurs, on te disait que S t'ouvrait toutes les portes. La science, c'est l'avenir. Donc, toi petit lecteur, qui à seize ans n'avait pas envie de réfléchir au futur plus loin que de savoir ce que tu allais lire comme prochain roman, tu as cru tout le monde sur parole. Et tu es allé en S.
Sauf, que S, c'est chiant. Je vous le dis, parce que j'ai eu tout le loisir d'étudier la question durant mon séjour plutôt long au lycée. Passage obligatoire pour partir dans l'informatique, qu'importe que tu aimes la littérature, le dessin ou la photo, en S, tu fais des trucs scientifiques. Il y a des choses très intéressantes dans le lot, mais en gros, il y a beaucoup de choses dont l'intérêt est limité.
Ma bête noire, c'était la physique. Le bilan des forces d'un mobile lancé à vitesse constante sur une pente inclinée à 45°C, je vous le dis, c'est le dernier de mes soucis. Vraiment. La torture. Mais attention, torture coefficient 6. Alors, tu dois quand même faire semblant d'être passionnée par le sujet, au moins jusqu'au jour des résultats du bac. Après tu as le droit de tout oublier et de méditer sur le temps perdu à te farcir la tête d'inepties au lieu d'avoir profité de ta folle jeunesse.
Tu te demandes pourquoi je te raconte tout ça, à toi lecteur qui a adoré ton bac S, ou qui a eu la force morale de partir en ES ou même le courage d'aller rater ta vie en L. Je te raconte tout ça, parce qu'il s'est passé un truc dans ma vie. Comme Archimède, ça c'est passé pendant que je prenais un bain, et ça a bouleversé ma vision de la physique. Pour vous, mesdames et messieurs : comment le principe des vases communicants m'a sorti d'une galère.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce point de physique essentiel, suivez le lien, y a un schema qui bouge et tout plein d'explications.
Toujours est-il que cette histoire m'a permis de réaliser que, premièrement, mon cerveau est capable de me sortir un cours de seconde, un soir à 23h30, dix ans après et que donc il n'est pas rancunier, deuxièmement, que mes années de souffrances à regarder des courbes sur des oscilloscope n'ont pas été une pure perte de temps et enfin que la science est notre amie, que donc il faut l'aimer aussi. Vous me direz, mieux vaut tard que jamais. N'empêche que si on avait eu ce genre d'exercices en TP, si ça se trouve, à l'heure qu'il est je serais en train de boucler un doctorat de physique, mention "Mc Gyver".
Je vous laisse avec la chanson du dimanche et leur "Bac ABCD". J'ai la chance d'aller voir les deux gugusses en concert au mois de mars grâce à ma sœur préférée. Bon ok, j'en ai qu'une, mais c'est la mieux !
Par louline,
samedi 17 janvier 2009 à 14:56 ::En France
Oui, ça arrive aussi, mais j'ai une bonne nouvelle. Figurez-vous, lecteurs fidèles, qu'une pure merveille de technologie vient de faire irruption dans ma tanière. Pas un truc un peu bof qui fait bêtement un truc et encore pas toujours. Pas ça non. Un monstre. Une bête de compétition. Un tueur né. Celui qui te plante dans le XXIe siècle : le tout-en-un.
Rien que dans le nom, tu as tout compris. Il fait tout. Bon relativisons un peu, il fait tout ce qu'il peut avec sa faible condition de périphérique USB, il a déjà un certain age, je ne suis pas sa première propriétaire. Mais qu'importe, il fait tout quand même. Le plus beau, c'est que dans ses multiples fonctions, se trouve ce qui nous intéresse vraiment, parce que je sens que je te perds petit lecteur, se trouve donc une fonction scanner. Ce qui veut dire qu'une activité BD-tesque époustouflante (et je pèse mes mots) va reprendre par ici. Ça, c'est la bonne nouvelle.
Attendu que dans un premier temps ça ne va pas changer votre vie, et pour que vous n'ayez pas fait le déplacement pour rien, je vais vous parler de mon dernier coup de cœur. Tout amateur de musique a déjà rencontré ce phénomène à l'écoute d'un nouvel album. Une sensation vague qu'il se passe un truc à l'intérieur. La deuxième écoute qui confirme, la troisième aussi, puis la quatrième directement suivie de la cinquième poussée par la sixième qui laissera la place à la septième et ainsi de suite pendant une période plus ou moins longue.
Début décembre, alors que j'errais sur Deezer, je suis tombée sur l'album "piano voix" de Michèle Bernard. Je la connaissais, la dame, elle chante avec son accordeon et elle sillonne le pays de scène en scène. D'ailleurs, on avait déjà écouté une chanson d'elle ici. Toujours est-il que là, elle lâche son accordéon pour un piano, et reprend ses chansons différemment. Et c'est beau. C'est touchant. Ça marche. Elle appartient à la catégorie des gens qui ont décidé qu'une chanson avait aussi le droit à un texte qui a du sens. Et, quelque chose de plutôt rare, de l'espoir. On prend tout et on ne garde que le positif. Une ou deux touches un peu plus sombres au détour d'une chanson, mais toujours beau, toujours juste. Alors je le dis, j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime. Et, rien que pour vous, en écoute ici:
Enfin pour finir, ce week-end je me prépare psychologiquement car lundi sera le théâtre d'une tragédie. Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, comme il disait l'autre.
Je vous souhaite quand même un bon week-end à tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures avec louline la (vieille) croute.
Par louline,
jeudi 1 janvier 2009 à 15:17 ::En France
...et bonne santé à tous. En particulier, à ceux à qui je ne réponds pas aux mails mais à qui je pense très fort, les malchanceux qui sont malades à nouvel an, les parisiens-alsaciens-bretons, les parisiens pure-souche, les français tout autour du globe, those who try to read my blog even if they are not able to read french (happy new year my friends !), les vikings, les développeurs informatiques, ceux à qui je n'ai pas pensé, les plantes vertes, ceux qui dorment dehors, ceux qui compliquent tout pour le fun, aux Jedi, aux jeunes Padawan.